‹ Le role de la monnaie dans le commerce international et la théorie quantitativeChapitre 20 sur 44 · BALANCE MÉTALLIQUE · texte numérisé non relu

BALANCE MÉTALLIQUE

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Excellent

d'exportations

d'exportations

d'importations

Ainsi les conli-adictions que présentent la balance comnierci-ile et la balance métallique nous donnent une indication sur la somme des valeurs mobilières qui compensent, en grande partie du moins, la différence. Mais, comme les transferts de valeurs mobilières donnent toujours naissance à un double courant international (les grands pays sont réciproquement prêteurs et emprunteurs entre eux, et les pays pauvres, leurs créanciers pour les capitaux souscrits, sont toujours débiteurs des intérêts), cette somme irinditjtio qtio le solde du compte des valeurs mobilières, c'est-à-dire la différence —

eu favciirdii pays on dô rôtranger — des soiiiiiies échangées sous forme d(^ litres mobiliers. Or de la différence entre deux nomlores, nous ne [)(itivons rien conclure sur leur grandeur (^Ij.

La comparaison de la balance commerciale el de la balance métalli(iue nons indicpic dnuc l'existence el riniporlancedes valcnis nnthilirres comme élémenl du commerce inlernalional ; elle ne nous permet pas de le mesurer.

D'aulres moyens indirects d'investigation soûl à notre disposilion : les cotes de bourses ; les statisti([nes des droits do lind)r(' ; les évalii.ilions .de portefeuilles.

Les cotes de bourse indiquent la proportion de valeurs étrangères représentées sur un marché.

De nos jours, — et surtout depuis une quarantaine d'années — un grand nombre de valeurs, fonds publics, actions et obligations de sociétés, sont en clfet cotées à la fois sur les l)onrses de plusieurs états : sur ces diverses places, elles ont un cours; el leurs coupons sont payables sur chacune d'elles. Si l'on consulte la cote des grandes bourses, comme celles de Londres ou de Paris, on peut constatei- (pie les litres (''ti'angers

1. sinon que \v plus grand des deux nouihres esl au moins égal à cette diiTérence ; et c'est un renseignenniil Imih insulTisant.

cotés y représentent une valeur égale ou supérieure à celle des titres indigènes. Ainsi, à Londres, au 31 décembre 1899, sur 9.079.499.206 £ 5.329.986,401 £ représentaient des valeurs étrangères (1).

A Paris, en février 1900, sur un total de plus de 124 milliards (valeur en capital) inscrits à la cote officielle, plus de 60 milliards étaient constitués (2) par des valeurs étrangères : nombre de pays y sont représentés par des valeurs industrielles, et les états les plus infimes y font figurer des fonds publics. Il faut ajouter d'ailleurs que les titres étrangers ont une bien plus grande importance encore sur le marché libre. Pour le 28 février 1900, sur 9 milliards 930 millions cotés sur le marché en banque de Paris, 9 milliards 100 millions étaient composés de valeurs étrangères (3). Par contre nos propres valeurs sont souvent cotées à l'étranger : les bourses des grandes capitales présentent un spectacle analogue à celle de Paris.

Un certain nombre de valeurs dites internationales le sont, en effet, par destination : émises

1. Congrès international des valeurs mobilières 1900, t. I. Rapport de Cosson .

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