‹ Le role de la monnaie dans le commerce international et la théorie quantitativeChapitre 29 sur 44 · lbid.,t. lï. Les banques d'émission · texte numérisé non relu

lbid.,t. lï. Les banques d'émission

4. H. Denis. La dépression économique et sociale et l'histoire des prix . — Table des di.a(/rammes, XXXÏll.

après les crises du (l(''l)iil du siècle, (rassui-ri' la cniivcriibililé du hillcl, ;i voulu lier rémission aux iiRMiveiiients de rencaisse. Encore la liniile de 14 millions de livres, h'ois fois suspendue, n'est-clle aussi qu'un maximum audessous duquel la circulation des billets peut avoir des oscillalions indi''[)('ndaidi's de TiMicaisse mélalli(|ue de la bantjuc et [tarlanl du stock mélalli(iue national : puis(|U(' une circulalion à découvert conslihic un \"(''rilablc supplément de monnaie tandis (pi'inic (''mission inférieure à rencaisse retire de la circulation toute la ditïérence entre rencaisse et rémission, représentée par la réserve (1).

Ainsi, en générai, dans les limites d'un ma.vimtinri plus ou moins élevé, fixé par la loi ou par les usages, le billet de banque peut constituer une circulation supplémentaire^ dont le niontunt est déterminé par des circonstances que nous exposerons plus loin, mais ne dépend pas du stock 7nêtallif/(fe.

Passons au système des compensations en banr/ue opérées [)ar b^s (dn'upies, mandais de virenn^nls, etc. Le (b'-Ncloppcnieid de ce méca-

1. Congrès dos valcius iiiiilMJirrt's, t. 11. Des Essarts. Les /laiii/iies (l'émission, p. I(>. A iiailir de \S'.\-2. i.i ciiciilatiiiii de la Manque d'Aiiplftont' est inIV'ru'iirc à 1 encaisse.

nisme ne semble pas dépendre immédiatement de l'étendue du stock métallique ; et cependant comme son fonctionnement nécessite une certaine quantité de numéraire, il n'en peut pas être tout à fait indépendant : sans doute le développement des affaires amène l'accroissement des compensations : puisque toute créance nouvelle suppose une dette correspondante, si le débiteur et le créancier sont dans le même pays et ressortissent finalement aux mêmes institutions de crédit, toute obligation créée devra augmenter les chances de compensation ; mais si nous admettons, toutes choses égales d'ailleurs, que, avec le développement des affaires, la proportion des obligations compensées restera la même, par la même raison, les obligations qui ne se compensent pas immédiatement augmenteront proportionnellement, et avec elles le recours au numéraire. La demande de monnaie est donc liée — quoique pour des sommes peutêtre minimes — d'une façon absolue au fonctionnement du mécanisme des compensations ; et par conséquent ce mécanisme ne peut^ par son extension^ développer la circulation au delà de certaines limites, fixées, toutes choses égales d'ailleurs, par le stock métallique.

En ce qui concerne les effets de commerce leur

création no c1(''pcnd évidemment qno du nombre des alTairub conclues ; mais comme ils ne sont en eux-mêmes que des promesses de payer, ils donnenl li(3u, en principe, à un déplacemenl de numéraire ; par conséquent, le nombre des effets tirés doit iniluor sur la demande de mcjunaie, ou, en d'autres lermes, leur règlement exige une certaine quantité do monnaie. 11 est vrai que ce règlement peut, comme tout autre, être opéré dans une large mesure par des procédés de compensation ; mais comme l'accroissement des engagements à régler augmente le recours au numéraire, le nombre des effets tirés, en accroissant 1(^ nombre des engagements, mettra à ronlribulion une [)lus grande quantité de numéraire. 11 est vrai que, avant toute intervention du numéraire, l'effet de commerce peut, par des endossements successifs, effectuer un nombre variable de paiements par compensation ; mais il peut aussi, par l'escompte, amener un double déplacement de numéraire, le créancier recevant immédiatement le montant de sa créance, tandis que le débiteur aui-a ull(''riouremcnt à effectuer le versemeni de la même somme.

La i'(dali()n entre cet élément de la circulation iiduciaire et le stock métallique n'est donc [)as constante : elle varie sensiblement avec l'usage

qui est fait des procédés de compensation ; mais nous ne saurions nier, que toutes choses égales d'ailleurs la quantité des effets en circulation a une inffuence sur la quantité de numéraire nécessaire. Il faut ajouter toutefois que les variations dans le besoin de numéraire dues à la masse des effets en circulation sont en partie supportées par le billet de banque dont la fonction normale est de satisfaire à la demande d'escompte. Rappelons à ce sujet les indications que fournissent les travaux et les graphiques de Juglar, Flours St-Genis, des Essarts, H. Denis.

Mais il ressort aussi de ces documents que l'accroissement de la circulation des billets est accompagnée d'une diminution de l'encaisse qui prouve que l'élaslicité de la circulation fiduciaire n'est pas suffisante pour qu'elle se suffise à ellemême et soit tout à fait indépendante du stock métallique.

De l'analyse qui précède il résulte que la circulation fiduciaire peut varier dans une certaine mesure indépendamment du stock métallique . De cette observation nous pouvons déduire, en passant, que ces y divmiion^ ^Q\x\Qn\, se produire en sens inverse de celles du stock métallique et par conséquent en neutraliser dans une certaine mesure les effets. Ainsi, quand Le commerce

oxt(M'i(Mii- fail prnli'c ;'i un pnys nue corlaine somme de monnaie métallique, cette perle peut être compensée pai- des émissions de billets on par le [)ei'fecti(»nnt'ni('nl îles moyens de compensation.

Cependant, tV/fs n'en sont pas coinplètement indépendantes] car, le m(''canisme du crédit doit recourir nécessairement — du moins dans son organisalion actuelle — poni- nue certaine [)art à la momiaie métalli(pi(' ; il ne [)ent foncliomier sans elle. Mais on ne [tcnt admelire [)urement et simplement, avec M. P)asla])l(\ «pic h^s vai'iations du stock métalli({ue se répercutent sur la circulation fiduciaire.

II est (jonc [)ossiI)le, si un(^ parlic de la circulalidii in(''talli(pi(' xlrwl à niaïKjuci-, (pic le fonclionncincnl du ci-tMlil se trouve suspendu. 11 y aura crise ; et, c'est (iltu-s, selon les partisans de la théorie^, (pie se jtnulaira la baisse des prix.

En etîet, lorsqu'il est amen('' à préciser sa conception d(^ riidlnencc des vai-ialions du stock métalli(pu' sur les prix ilans une économie à crédit, M. Bastable r('.\pli(pi(' de la manière suivanlc (1 ) : rcxp^rlalion du nuin<''i-airc l'ail perdre au [)av> la hase de sa circulation liduciaire ; il sYmisuII une crise ; "U, du lunins, ridi-xalidii du

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