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trois pays différents, fasse ressortir, entre les variations du stock métallique, telles qu'elles résultent du commerce extérieur, et celles des prix, des coïncidences qui puissent faire présumer r(>xa(Mitudo de la théorie ricardiennc.
Il n'y a rien, d'ailleurs, dans nos observations, qui puisse confinncr ni iiifii-mci' la lli<''ni-ie (jiiaiititative, considérée sous sa forme correcte d'application de la loi de l'offre et de la demande à la monnaie. La courbe des prix et celle du stock métallique sont trop rarement concordantes pour qu'il nous paraisse permis d'en inférer la moindre présomption en faveur de la théorie quantitative ; mais les variations de la demande suffiraient seules à expliquer tout au moins l'antinomie fondamentale de l'accroissement général du stock métallique dans ces trois pays et de la baisse presque continue des prix qu'on peut y constater jusque dans les dernières années du xix" siècle.
Il convient de ra[)pol('r, d'ailleurs, que le mécanisme du crédit donne à la circulation monétaire une élasticité qui la soustrait, dans maintes circonstances, aux oscillations ([ue les variations delà balance des comptes impriment au stock métallique. Ainsi, tandis que la circulation de la banque d'Angleterre avait été, jusqu'en 1892, supérieure à l'encaisse, elle présente
à partir de cette époque, les proportions suivantes :
Moyennes annuelles Encaisse Circulation