Surlii valeur logique de cette asscrtidn, voir cli. VU
en d'autres termes, V Equation de la demande internationale^ sous le régime de ht monnaie comme sous celui du troc, est la loi du commerce international. Chaque pays exporte et importe exactement les m.émes choses et exactement la, même quantité dan^ l'un et dans l'autre cas. Avec le troc, le commerce, dans ses oscillations, tend vers un point où la somme des importations s'échange exactement contre celle des exportations : avec la monnaie, il tend vers un point où la somme des importations et celle des exportations s'échangent contre une même quantité de monnaie. Et, puisque deux choses égales à une troisième sont égales entre elles, les exportations et les importations, qui sont égales à un certain prix évalué en moiniaie^ s' échangeraient précisément r une contre Vautre si l'on fi' employait pas de monnaie)} (St. Mill. P/'., 1. III, ch. XXI, § 1).
Dans l'exposé qui précède, nous avons essayé d'isoler ce qui, dans la théorie des valeurs internationales de St. Mill, tend à prouver l'équilibre de la balance des comptes non par les propriétés de la monnaie, mais par les conditions primordiales de l'échange. C'est, en effet, dans cette théorie complexe, la proposition qui intéresse le plus directement notre sujet ; mais il est indispensahlo, pour on apprécier la valeur,
d'examiner la théorie des râleurs iniciiuiiinnaha dans son ensemble.
Nous avons remai-qué que la méthode de démonstration de St. Mill consistait à se placer dans l'hypothèse d'un troc, à raisonner dans cette hypothèse ; puis, à appliquer les déduc- (ions tirées de ce cas supposé au cas réel d'un commerce international, où les transactions s'opèrent à l'aide de la monnaie et de ses substituts. Il convient donc d'examiner d'abord si la démonstration s'applique bien à l'hypothèse d'un troc et ensuite si le commerce international peut logiquement se réduire à un troc.
• Mais une remarque préliminaire s'impose : St. Mill présente sa théorie du commerce international avant tout comme une théorie des valeurs internationales. Cet aspect particulier, dont nous avons fait abstraction dans l'exposé qui précède, ne devra pas être perdu de vue dans cet examen critique.
Voici dans quelles propositions il me semble permis (1) de résumer la démonstration de St. Mill, en la dépouillant seulement des développements concrets :
(^lia{)ilre XVIII inlilulé : Z)e.s raleiu's intcrna-
1. Ce résumé est indispensable, mais le texte de St. Mill est duiiiié en appiMidicc;, à la fin Je ce chapitre.
tionales § 2. — Quand des relations commerciales s'établissent entre deuxpays, les deux marchandises (1) auront le même rapport d'échange, elles s'échangeront dans les mêmes proportions, dans les deux pays. Mais quelles seront les causes qui détermineront ce rapport^ cette proportion ?
Gomme la demande d'une marchandise varie selon son prix, un pays, qui aura besoin d'une quantité de marchandises supérieure à celle qu'il peut obtenir avec un rapport d'échange donné, pourra obtenir le surplus désiré en offrant ses produits à un taux moins élevé, — et, ajoute l'auteur, il n'aura pas d'autre moyen d'arriver à ce résultat.
Ce faisant, il altérera le rapport d'échange à son propre désavantage.
La baisse de ses produits en fera augmenter la demande à l'étranger, tandis que la hausse corrélative des marchandises étrangères restreindra son importation (2), « jusqu'à ee que le rapport d'échange se soit lui-même ajusté de manière que les deux marchandises se paient exactement ». Ainsi, « la valeur d'échange de ces deux marchandises va ^'adapter aux besoins