DONS
ciers de quelques siècles, s’il revenait parmi nous, ne croirait pas plutôt à quelque œuvre de chiromancie que de science positive ?
N'est-ce pas une éclatante démonstration des progrès que peut accomplir la recherche scientifique appliquée patiemment au développement d’une vieille idée? N'est-ce pas, en même temps, un bel exemple de ce que la pathologie générale peut répandre d’utile et de fécond sur les diverses parties de la médecine ? De chacune elle détache les plus fertiles parcelles, mais c’est pour en former la terre commune où germeront, pour toutes, les moissons nourricières.
Il ne saurait être question d’attribuer à la pathologie générale une sorte de suprématie sur la médecine entière, encore moins d’établir entre les divers enseignements de cette Ecole une hiérarchie. Tous ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. Il n’en est point, dans nos amphithéätres, qui n’aientleur utilité. Mais pour que chacun porte tous ses fruits, ce n’est pas trop du concours de toutes nos forces et de nos bonnes volontés. Aucun de nous ne saurait s’enfermer dans une tour d'ivoire. L’entr’aide doit être ici la règle. Or, dans la confédération que nous sommes, la pathologie générale est un des départements où chacun des autres peut, avec le plus de profit, puiser des éléments de vie et de prospérité.
Professer la pathologie générale en lui