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acquis et ceux ayant passé l’adolescence gardent plutôt leur mentalité. (F. Dumarest).
Hyperexcitabilité. — Elle est fréquente et porte sur
l'activité motrice. — Les tuberculeux vont et viennent, voyagent, font de nombreux projets, se lancent dans de multiples entreprises. D’autres font la noce, ils veulent être et paraître, se mêler à toutes les fêtes, se dépensent avec un entrain hâtif. Ils ont besoin de donner libre cours à leur activité, alors qu'avant ils étaient indolents et paresseux!
Ils ont un désir de changement, de transformation que rien ne justifie, « pour le simple plaisir ». L'œil brillant, l’air affairé, ils se hâtent fiévreusement, pressés de vivre et de se donner à leurs intérêts avec une ardeur souvent mal réglée.
Sexualité. — De tous temps, on a été frappé de l'excitation génésique de certains tuberculeux. J'ai connu un malade atteint de tuberculose torpide, qui, marié depuis cinq ans, pratiquait au moins un rapprochement chaque jour. |
C'est un besoin impérieux qui disparait généralement à la période caverneuse, mais qui parfois persiste jusqu’au dernier jour. Cet érotisme est loin d’être général.
Sensibilité. — Le tuberculeux devient aimable
(phtisis amabilis), le beau l’impressionne davantage. il jouit intensément de la nature. Sa sensibilité s’avive, il est plus impressionné par le beau, il jouit mieux du spectacle de la nature et il s’affine au moral comme au physique.
Il trouve à la vie une poésie qu'avant il ne soupçonnait pas. Il est porté sur l’amour psychique aussi bien que sur celui physiologique. Insoucieux de la mort, qu'il imagine lointaine, il veut goûter toutes les joies.
Intelligence. — Les aptitudes intellectuelles sont aiguisées et on assiste parfois, avec surprise, à une poussée de l'intelligence; la mémoire, le jugement, la finesse du raisonnement, le sens critique, tous les ressorts de l'esprit se mettent en jeu, d’une manière simultanée ou successive, souvent avec une ampleur
incomparable.
Tantôt le sujet est inconscient de sa métamorphose, tantôt il là connaît : « c’est plus fort qué moi, répond-il aux observations, j’ai bésoin de mé dépenser ».
Il échafaude de nombreux projets, il les réalise parfois. Plus éncore, il voit mieux et autrement; s’il est artiste, il innove et veut obtenir la gloire.
Et, dans le même temps, on voit les forces physiques décroîtrent et surviennent la päleur, l’amai-
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grissement, l’anémie, qui contrastent avec une vibrante intellectualité.
Il n’est donc pas rare que les tuberculeux aient une exagération de la sensibilité’et de l’affectibilité, une précocité et une maturité de l'intelligence et du Jugement, une aptitude à comprendre et à sentir, qui en font des êtres fins, délicats, très attachants, extraordinairement doués, auxquels s'ajoute suivant l'antique adage un facies sympatica : belle dents, beaux cheveux, longs cils, grâce spéciale. On l’admire et on l’aime pour ses qualités.
La caractéristique la plus fréquemment observée dans la tuberculose pulmonaire est l'optimisme.
Cette optimisme est source d’illusion et d’aveuglement, s’il ignore son diagnostic; il peut persister jusqu’au dernier moment.
Il a une indifférence, une insouciance, une résignation facile, même chez ceux qui sont avertis. L’optimisme a été attribué au manque de souffrance, à l’hyperexcitation. Il faut aussi penser à l’action de la toxine tuberculeuse, car il en est qui sont optimistes alors qu'ils se savent phtisiques, et le restent jusqu’à la mort. F4
L'immense majorité des phtisiques, riches ou pauvres, il est vrai, meurent en pleine connaissance, avec jusqu'aux derniers moments la notion précise, quelquefois terrifiantes, des progrès incessants de la