M. Souchon à son cours
a 76 —— qu'elle ne prévoit pas dans les difiérentes situations de famille qu’elle n'organise pas une publicité suffisante, qu’elle ne donne pas au propriétaire une réelle garantie contre les créanciers antérieurs alors qu’elle aurait pu le faire en organisant un système analogue à celui de la purge hypothécairé ,
En un mot la loi française est très contestable et puisqu'il en est ainsi on ne peut regretter que le notaire soit détourné par son propre intérêt de conseiller la constitution du bien de famille. Nous avons vu commentil lui aurait été possible de faire admettre par les paysans la loi qui est censée les protéger. Nous croyons d'ailleurs que, telle qu’elle existe,le notaire pourra dans certains cas particuliers en favoriser l'application, mais nous sommes persuadé que bien plus souvent le notaire écoutera son propre intérêt qui se confond ici encore avec celui de la nation.
Nous avons indiqué eneffetquelles conséquences fâcheuses la loi du bien de famille produirait et de ce fait nous sommes autorisé à dire qu'ici comme ailleurs le notaire remplit un rôle économique en combattant une loi qui va à l'encontre des vrais intérêts du pays.
Toutefois nous ne saurions être ici aussi affirmatif que dans les chapitres précédents puisqu'il est difficile de connaître la position que les notaires prendront à l’égard d’une loi aussi récente. Nous estimons malgré tout qu'ils n’ont pas intérêt à en favoriser l'application, mais qu'il leur importe au contraire de la montrer à leurs clients sous un
jour défavorable.