‹ Le Rôle Pathogène des LambliaChapitre 11 sur 23 · LUE · texte numérisé non relu

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ogue à ce qu’on, voit se produire dans presque toutes les maladies: le Lamblia, agent nocif par lui-méême, ne demande qu’à troubler l’équilibre de nos fonctions, mais lorsqu'il s’égare sur un organisme en pleine santé, en pleine possession de toutes ses forces de résistance, il pourra échouer dans sa tentative sur ce terrain qui lui est peu favorable.

Si, maintenant, nous consultons les statistiques, nous constatons qu’elles diffèrent sensiblement les unes des autres dans leurs résultats :

Alors que Brumpt, sur cent cas de Lamblia observés, en trouve dix seulement en moyenne qui s’accompagnent de troubles indiscutablement attribuables au parasite; ï à

Alors que Deglos, cherchant pendant deux ans des cas de lambliose, n’en trouve qu’une douzaine sur quelques milliers de selles diarrhéiques (1920) ;

R. Deschiens établit dans le service de M. le Docteur Le Noir, à l'hôpital St-Antoine, que la fréquence de l’infestation serait de 5 %; « cinq pour cènt des entéropathes et des diarrhéiques le serait par Lambliose ».

Whittingham observe, à l’examen de 716 malades, 35 cas de diarrhée avec, dans les selles, uniquement des flagellés, et en particulier 22 cas de Lambliose (donc 3 %).

A. Mills Kennedy et D. D. Rosewarne arrivent presque à 9 %, puisque sur 136 cas de dysentériques 1apatriés de Gallipoli et soumis à leur exameo en 1916, 51 y en avait 12 dont les accidents s2 rapportient neîtement à la présente de Lambhi'a

H°-B. l'antham et Annie Porter soiguent (toujeurs \ Parmi ces rapatriés de Gallipcli) 1.595 diarrhéiques dont 137 le sont par Lambliose.

H.-F. Carter, Doris-I. Mackinson, J.-R. Matthews et A.-M. Smith, cités par M. Cade, arrivent à la proportion de 18,6 % sur 910 examens. -

M. Cade lui-même, en 1920, recueille en un an dix observations personnelles, ce qui ne paraît pas peu pour une affection sur l’existence de laquelle certains émettent, nous l’avons vu, des doutes tenaces.

Enfin Jepps trouve, sur 426 cas intestinaux : 53 avec Lamblia isolés: 16 avec Lamblia et Entamœæba coli; 4 avec Lamblia et Entamoæba histolytica; 8 avec Lamblia, Entam. coli et Ent. histolytica; soit, en tout, 81 cas, donnant un pourcentage de 19 %. Et encore Jepps ajoute-t-il : « Ces nombres sont certainèment au-dessous de la réalité, car quoique 1.850 examens aient été pratiqués sur ces 426 cas, seulement 280 cas ont subi jusqu'ici au moins trois examens, et il devient chaque jour plus évident qu’un petit nombre d'examens ne suffit pas à déceler ces infections à protozoaires dans tous les cas. » (Brit. Méd. Journ., 4 nov. 1916.)

Il convient de faire deux remarques au sujet de ces statistiques, pour expliquer en partie l’écart considérable que l’on observe entre les chiffres donnés par les divers auteurs :

D'abord toutes les statistiques ne sont pas établies avec la même base de comparaison : les unes cherchent à donner le nombre de sujets qui, porteurs de Lamblia, en sont incommodés, et à le comparer avec

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celui des porteurs sains; les autres recherchent combien, parmi les entéropathes, sont redevables aux Lamblia de leur diarrhée.

Et puis, il faut se rappeler les véritables épidémies de Lambliose qui ont sévi dans les tranchées pendant la guerre, alors que les privations et le manque d’hygiène rendaient la dissémination du parasite beaucoup plus facile. C’est à cette époque que remontent les statistiques les plus lourdes, surtout données par les auteurs anglais.

Mais ces réserves faites, il n’en reste pas moins vrai que des divergences existent entre les auteurs quand il s’agit d'apprécier aussi bien l'importance que la fréquence du rôle pathogène des Lamblia.

B. Auteurs qui décrivent l’entérite à Lamblia.

De la lecture des divers travaux publiés sur la question, il ressort que l’opinion des auteurs reconnaissant un rôle au Lamblia est basée sur plusieurs ordres de faits; ce sont : 1° L’examen clinique et bactériologique des malades infestés; 2° Les données expérimentales; 3° Les constatations anatomo-pathologiques; 4° L’action de la thérapeutique qui, lorsqu’elle est efficace, influe à la fois sur le tableau clinique et sur la présence de Lamblia dans l’intestin.

Nous allons résumer ces quelques faits, et rapporter d’abord ici quelques observations prises parmi celles données par les auteurs qui ont décrit l’entérite à Lamblia :

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