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f) Les KYSTES DANS LA NATURE
Sortis de l'organisme avec les fèces, les kystes subissent un sort variable, selon le milieu dans lequel ils arrivent ; s’ils sont desséchés, ils dégénèrent, nous l'avons vu, relativement vite ; tandis que s'ils atteignent un milieu liquide, ils paraissent éapables de” conserver leur vitalité assez longtemps. Stiles, en 1901, et Noc, en 1909, l’un en Amérique, et l’autre à Saïgon, les ont aussi retrouvés dans les eaux de boisson. Ce serait par cette voie principalement que se ferait la dissémination du parasite ; mais il existe aussi d’autres modes de propagation, et en particulier divers animaux susceptibles d’héberger des Lamblia, avec ou sans troubles pour eux-mêmes, peuvent contaminer l’homme, soit par l’intermédiaire de ses aliments qu'ils souillent, soit de toute autre façon.
Brumpt, en 1913, a mis en lumière le rôle que peuvent jouer les mouches dans cet ordre d'idée ; et, en 1917, Wenyon et O’Connor ont repris cette étude. Les chiens, les chats, les lapins sont aussi assez souvent porteurs de Lamblia et sont donc à redouter de l’homme à ce sujet.
Mais ce sont surtout les muridés, la souris, le rat, que l’on incrimine ; et l’on a remarqué, pendant la guerre, que les tranchées où pullulaient ces rongeurs étaient précisément celles où sévissaient les épidémies de lambliose.
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Rôle vis-à-vis de la muqueuse intestinale.
De prime abord, le flagellé, tel que nous l’avons décrit, ne semblerait pas pouvoir causer de grands dégâts dans un organisme; et pourtant il peut et il doit en être autrement.
Ne serait-ce d’abord que par leur nombre, les Lamblia, étroitement accolés aux cellules intestinales sur le plateau strié desquelles ils appliquent leur ventouse ventrale, doivent vraisemblablement gêner le bon fonctionnement de ces cellules, restreindre dans d’assez grandes proportions la surface d’absorption de la muqueuse, et l’organe se ressent du trouble apporté dans sa fonction.
En outre, toutes les autopsies faites sur les animaux d'expérience relatent une hypérémie accentuée des ‘muqueuses, avec vaso-dilatation et congestion intense des tissus voisins, hypérémie en congestion probable ment en rapport : 1° Pour une faible part, avec le contact insolite et prolongé du parasite, alors véritable corps étranger irritant ; et 2° surtout avec la succion que Lamblia exerce sur la cellule elle-même, grâce à sa ventouse.
Qu’y aurait-il d'étonnant à ce que ces tissus enflam- : més s’exulcèrent sous cet effort continu, rendus plus fragiles et plus tendres par cet afflux liquide, par cette sorte de bain prolongé dans lequel ils macèrent ?
Pourtant, en fait, lorsqu'une vérification anatomopathologique permet de constater des Crosions ou des ulcérations de la muqueuse, le parasite existait le ‘ plus souvent associé. Et nombre d'auteurs ont ten-