‹ Le rôle théologique de Césaire d'ArlesChapitre 11 sur 84 · Harnack, Dogmengeschichte, t. III, p. 211, note · texte numérisé non relu

Harnack, Dogmengeschichte, t. III, p. 211, note

[IGIJ THÉOLOGIE SPÉCULATIVE ,'].*)

et dans un sermon; Césaire considère Joseph eornine encore vivant lors de la résurrection du Christ ^

Le démon est devenu mauvais par une faute volontaire, il n'était pas mauvais dès Torigine. Cette assertion des Statuta (g 8) peut viser le manichéisme. Césaire indique en passant la nature du péché de Tarchange précipité du ciel par son orgueil ^ : il suivait l'explication introduite en Occident dès le iv' siècle ^ Dans ses sermons contre les pratiques païennes, il adopte l'interprétation évhémériste de la mythologie, interprétation qui avait déjà de longs états de service ^; s'il appelle démons les dieux grécoromains, c'est par figure : mais il sait que ce sont des personnages méchants et vicieux ([ui vivaient au temps où les Israélites se trouvaient en Egypte. Un de ses clercs, qui a écrit le second livre de sa biographie, est moinssavant. 11 raconte que son chef chassa un démon que les paysans apj)elaient Diane ^. C'est une des désignations populaires

l. Voy. MoRiN, dans les Mélanges de Cahrières, p. 115. — « Si solus Pater adorandus est, quare ipsum P^ilium post resurrectionem sancta Maria et saiictus Joseph cum undecim apostolis adorauerunt ? » De Trin., 8 ; Mai, p. 41*2. — « Solenim et luiiaet undecim stellae eum adorauerunt, quando post resurrectionem sancta Maria quasi luna et beatus loseph velut sol, cum undecim stellis, id est beatis aposlolis, incuruati et prostrati suntanteeum... Quem (dominum) et beatum loseph et beatam Mariam cum undecim apostolis frequentius legimus adorasse. » App.^ 13, 4; col. 1766. — Cette similitude est tirée de saint Ambroise, De loseph, n, 8; P. L., t. XIV, col 6ii A; p. 76, 10 Sgmknkl : « Qui est ille quem parentes et fratres adorauerunt super terram nisi Ghristus lesus quando eum loseph et mater cum discipulis adorabant ? » 11 est à noter que Tauteur du De Triii. paraît connaître Ambroise par un ms. de la classe secondaire dési<^née par ^V dans Schenkl : Maria et loseph, AïKjiensis clvi (xi* s) et Ensiedlensis 164 (xii** s.) ; adorauerunt^ les deux précédents et Augiensis ccxin [x*' s.).

'2. « Ipsum archan^elum superbia de caelo deposuit. » App. 296, 4; col. 2.311.

3. Tlrmi:i,, I/isl. de Vangèlologie^ dans la Revue d'histoire et de littérature religieuses t. III (1898 ', p. 293.

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