‹ Le rôle théologique de Césaire d'ArlesChapitre 14 sur 84 · App., 34, 1 ; col · texte numérisé non relu

App., 34, 1 ; col

5. « Immundissimi manicbaei qui Scripturam ucleris Testamenti non solum recipere nolunt, sed etiam rabido ore blasi)bemare pracsumunt. » App., 41, i ; col. 182(').

(>. Objection mise par Orij^^ène daii> la boucbe des i)aïens et des hérétiques: Gé.sairc. App., 5. 7. col. 17 i9, précise et nomme les im m II ndi.ssim i M,'i ii ichaei.

provoquaient les railleries et les objections des manichéens, en cet exercice émules des païens. La difficulté d'adapter au christianisme des livres écrits dans un esprit très différent avait été surmontée depuis longtemps par Tinterprétation allégorique. Césaire en usait largement ; on a pu en voir quelques exemples. Il formulait en même temps la théorie que dans l'ancien Testament toutest figure et que la lettre tue, mais l'esprit vivifie ^

Une autre source de la vérité est contenue dans les écrits des Pères. « L'évêque d'Arles parle constamment des sancti patres^ des sanctorum patrum regulae, de Vinstitutio sanctorum patrum^ des homeliae ou expositiones patrum ; et, non moins souvent, des antiqui patres : antiquorum patrum capitula^ excerpta de lihris antiquorum patrum^ instituta antiquorum patrum, tituli antiquorum, patrum... Plusieurs fois... les deux épithètes se trouvent jointes ensemble : et ideo sancti antiqui patres nostri, sancti et antiqui patres definierunt, si enim sancti et antiqui patres nostri-. » On pourra vérifier l'exactitude de ces lignes de Dom Morin en parcourant les sermons de l'appendice. Qu'il s'agisse d'interprétations bibliques, de vérités dogmatiques ou de pratiques morales, Césaire aime à s'appuyer sur l'autorité des Pères.

Cette habitude trahit un des sentiments qui animent toute sa doctrine, le sentiment de la règle L'intelligence doit respecter ce l'ordre de la foi ecclésiastique », confesser la foi parfaite ^. [jOvihodox\e, fides recta ^ la pureté de la

1. App. 13, 1, col. 1765; 40, 1, col. 182.'^; 68, 1, col. 1854; '272, 5 à la fin, col. 2254. Cf. 28, 1, col. 1799. — L'exégèse de Césaire est très finement décrite par M. Malnory, Césaire, p. 172suiv.

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