G. MoRiN, dans la Revue bén., t. XXI (1904), p
3. t( Fidei ecclesiasticae ordinem », « perfectae fidei confessionem » ; De Trin., dans les Mélanges de Cabrières, ch. xii, lignes 63 et 60; perfecia ficles, 264, 6, col. 2237.
4. Morin, Bev. bén., t. XVIII (1901), p. 355, renvoie à App. 41, 3; 58, 5; 264, 2; 315, 3; Conc, d'Orang-e, can. vni ; De Tn'u., i, xii, etc.
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Foi, fides intégra ', la lènio de la foi calliolicinc, /idri catliolicne régula % voilà à ce qucMloit a tenir avec liclélité et constance », fidelitcr et firmitcr, qiiiconcjiie veut être sauvé.
Il y a donc d'abord une orthodoxie, que très souvent désigne Tépithète de catholique. Cette épithète, (jui avait à l'origine un sens très large, Tenseinble des chrétiens, prit de très bonne heure Tacception d' « universel », puis celle d' « orthodoxe ». L'homélie publiée ()ar Caspari montre comment on Fait passer le mot de l'idée d'universel à l'idée d'orthodoxe (g 20) : a Croyez à l'Eglise catholique, c'est-à-dire, à l'Eglise universelle établie dans l'univers, où l'on adore un seul Dieu dans la trinité des personnes et l'unité de la divinité, où l'on possède un seul ba[)trme, où l'on conserve une seule Foi. » D'autres passages de Césaire ne permettent pas de douter que la glose n'ait supplanté le sens littéral. N'était-ce pas de la même manière i\\MiV()rbis terrae, à l'origine nom de la terre, était devenu synonyme à'orbis terrarum et avait désigné l'empire romain, dont on Faisait par suite coïncider les Frontières avec les confins de la planète^? L'orthodoxie imposait le nom du monde à l'Eglise et ce nom devenait synonyme d'orthodoxie. L'évolutiondusens était depuis longtempsterminée: Césaire avait eu nombre de devanciers, et parmi eux son docteur préféré, saint Augustin, rpii avait opposé ce caractère de l'Et^lise orthodoxe aux Donatistes. La Formule même de l'homélie se retrouve écpiivalemment dans des documents africains '•. Maison doit constater l'insistance