Les textes oui été indiqués plus haut, p. 39, u. 1 suiv
fir>7] THÉOLOGIE SPÉClîIATIVE 11
tiques. Les païens sont une lois ou (I(mix attaqués dirertement. I/Ancien Testament leur est opposé; car Taiitagonisme des juifs prouve que les chrétiens n'ont pu lalsifier ces livres de leurs ennemis où leur propre histoire et celle du Christ sont rapportées d'avance '.
L'énumération des hérétiques, ici et là, dans (^ésaire, paraît être une formule fixée, empruntée à ses modèles, notamment à saint Augustin : il mentionne les donatistes, les manichéens, les ariens, les photiniens ~. Il est à remarquer que les ariens sont rarement nommés en dehors de ces énumérations et ne sont pas ordinairement pris à partie sous leur nom : précaution diplomatique vis-à-vis d'un prince hérétique. Les seuls hérétiques que Césaire attaque toujours directement, et comme un danger présent, sont les c( très immondes manichéens » ; le substantif ne va jamais sans l'épithète. 11 y avait alors, en effet, dans les pays occidentaux une recrudescence de cette vieille hérésie. A Rome, les papes les expulsaient. Kn Gaule, il fallait préserver les fidèles contre leur propagande ^ Mais Césaire pensait au moins aussi souvent à farianisme, et quand il prodigue lesexpressionsdefoi catholique, (fLglise catholique, il les oppose mentalement à ce qu'il appelle par euphémisme l'autre religion.
Nous atteignons, par un chemin qui a du paraître un peu long, un autre caractère de l'activité théologi([ue de Césaire : elle est essentiellement régulatrice et, si l'on osait risquer le mot, administrative. Pour réglementer les intelligences, il n'est que les formules. Les formules de foi sont des symboles ou des documents semblables à des symboles. Quels documents de ce genre peut-on rattacher au nom et à linfluence de (Césaire?
1. Vny. Slalula, ^ 15 ; homélie publiée par (1\spaki, i^ 'il.
•2. .\pp.. 10, 3; col. I7."i9.