MrmiN, liev. hén., XVIII (1901), p
5. PourAthanase, ih. ; pourAu^ustin.dan.s la^McLinf/csdc (lulinùres, pp. 116-117.
précision, la clarté, le fini de la terminologie dogmatique, qui supposent un travail déjà long des théologiens ^ »
La question me paraît résolue. Si les documents, désignés par les lettres C, B^ A^ représentent des états successifs d'une composition de Césaire, on sera bien tenté de placer V Athanasianum à la fin de la série.
Alors même que ces conclusions devraient être abandonnées, des textes incontestés montrent un des caractères propres de l'activité théologique de Césaire, la tendance à fixer les vérités chrétiennes en formules courtes et précises, effet d'une inspiration essentiellement pratique. Le trait est d'autant plus remarquable qu'il nous est apparu dans la partie la plus spéculative de son œuvre. Quand Césaire scrute la Trinité et la personne de l'Homme-Dieu, il pense toujours à l'homme mortel et pécheur, à ces commerçants, à ces soldats, à ces idiotae sans culture, qui forment la masse de ses auditoires, et à côté desquels se montrent seulement de rares scholastici. Ce trait prendra un relief croissant à mesure que nous descendrons des sphères de la métaphysique théologique aux régions de la psychologie et de la morale.
1. Rev. bén., XVIII (1901), p. 339. — Il ny a pas de morale dans le Quicumque. Mais la partie parénétique du sermon 244 ne paraît pas avoir traversé les secousses de la partie dogmatique. Il n'était pas utile de la répéter encore une fois. Pour les prédicateurs qui la désiraient, Césaire tenait dans ses coffres une rédaction séparée de ce morceau, sans parler des ébauches Cet A, précieusement conservées. On ne le prenait jamais sans vert.