L'idée de ce développement est tirée de saint .Au^nistin
4. « ludicia Dei, quae sunt inscrutabilia et immen.sa, sicut saepe dictum est, plerumque sunt occulta, numquam tamen iniusta. » 112- 114. Voy. p. 230, n. 1.
tudo^ répète Césaire ; 0 homo^ tu qui es qui respondeas Deo?
L'opuscule se termine y)ar une exhortation.
Nous voyons que Césaire ne recule devant aucune conséquence de la doctrine augustinienne. il damne très délibérément les infidèles, les hérétiques, les Juifs et les enfants. On a même rarement mis plus de désinvolture à donner pour argument cela même qui est à prouver. (( Point de raison ! c'est la vraie religion cela. Point de raison! Que Dieu vous a fait. Monseigneur, une belle grâce M » il est fort à craindre que le P. Canaye n'ait été, quoi qu'il en eût, plus augustinien et plus près du jansénisme qu'il ne pensait.
Mais cet abus, où il y a beaucoup de naïveté, .ne fait que mieux ressortir le caractère de l'opuscule. Ces questions sont vaines pour Césaire, et il n'y ferait pas d'allusion, s'il ne croyait y trouver une preuve. Son but est de porter remède à un désordre précis. L'œuvre est toute pratique.
On peut observer le même caractère dans le sermon sur l'endurcissement du Pharaon ^.
L'Ecriture dit que Dieu endurcit le cœur du Pharaon ^. Cette proposition scandalise souvent les fidèles et même les clercs ; elle sert de base aux attaques des manichéens contre l'ancien Testament. Toute la discussion de Césaire tend à prémunir les fidèles contre les dangers de l'état de péché. « De la multitude des péchés naît le désespoir, le désespoir engendre l'endurcissement^. » Cette phrase,
1. Œuvres de M. de Saint-Evremond, Londres, 1711 ; t. II, Conversation du maréchal d'Hoquincourt avec le P. Canaye^ p. 34.
'î. P. L., t. XXXIX, col. ilS^; Augusfini sermones^ Appendix^ Sermo 22.