Exode^ IX
[227] LE PIJCMIK OlUtilKKI, KT LA (iHACE 67
Et hoc modo, qiiod iii bonitalc perbiam ik'uoluti, st'd (juia inagis domiiii uirlulis est testiinonium, in de boiiilale ucl iiidul},^ciitia noslra serui iinprobilate lit uitiuni. iiierint obdiirali.
Mais les auteurs de V Histoire lilteraire se sont attachés à montrer que la ressemblance ne s'explique pas par des emprunts que Césaire fait à Fauste '. Tous deux ont puisé dans Origène '. D'une part, une compaiaison d'Origène, tirée de VEpitre aux Hébreux ", la terre abreuvée de pluie, se lit dans Fauste ^, mais non dans Césaire. D'autre part, deux comparaisons d'Origène ont passé dans Césaire, mais non dans Fauste, celles d'un cheval indompté et d'un enfant indiscipliné ^ ; elles sont ici et là appuyées par une citation de VEpitre aux Hébreux ''. D'ailleurs Césaire a, beaucoup plus complètement que Fauste, tiré parti des citations bibliques d'Origène.
Je serais cependant incliné à croire que Césaire a écrit en pensant à Fauste. H a voulu montrer, sans le dire, qu'on pouvait tirer un parti meilleur et plus orthodoxe du morceau d'Origène. Son homélie est donc, si Ton admet cette supposition, une pièce de la guerre aux idées défendues en Gaule par l'évèque de Uiez. Il n'est pas douteux qu'elle 'ne soit conçue dans un tout autre esprit. Si l'explication de Césaire est la même que celle de Fauste, il s'y trouve, par ce qu'y ajoute l'évèque d Arles, de notables différences. L'expression de libre arbitre, employée par Fauste, est omise par Césaire. L'ap|)lication que Césaire fait de la Jiarration biblique la met sous un joar particulier. Pour lui, le cas du
1. lli.sl. lilt. de la France, t. III, p. 7i<S siiiv. La démonstration est très développée ; j'en indique seulement les points essentiels. *2. De principiis^ III, i, 8 suiv. ; P. G., t. XI, col. 'i(31 suiv. .*i. Hehr.^ vi, 7.