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hahitucle, Gésairc^ a inséré clans le litre le nom de Fauteur qu'il exj)loitait : ce sont les Cnpitulit s<inrti Au<^ustitn in uvbe ilonui tnuisniissd. Saint Auuuslin a (oiiiiii en elïet, les idées et souvent les ex[)ressions.
Dans le manuscrit de Trêves, ces Capitula sont au nombre de dix-neuf. SauF le dernier, ils ont la (orme de canons, et les quatorze premiers se réfèrent ï\ uis textes ou à des épisodes bibliques qui les justifient. On peut distinguer deux parties : i-xiv, xv-xix.
La première partie, la plus étendue, est une exposition complète du système augustinien. Dieu a créé droite la nature d'Adam et lui a donné un libre arbitre capable d'atteindre lebien ; Adam a péché par sa faute, non par celle de sa nature (i) '. La mort a été le châtiment de son péché(iij^. Le péché d'Adam a lésé l'àme aussi bien que le corps (iiij et s'est transmis à sa postérité (iv). La grâce nedépend pas de la demande de Fhomme; c'est Dieu qui nous donne de la demander (v) K Dieu n'attend pas notre volonté, mais prépare notre volonté en nous (vi). C'est à lui, non à nous ([ue nous devons le commencement de la foi et la disposition i\ croire; si la foi était naturelle, il faudrait applicpier en une certaine manière le nom de fidèles à ceux qui sont en dehors de l'Lglise (vu). Aucune de nos œuvres ne peut être réalisée comme elle doit l'être sans la grâce (vin) ^.
1. Ce premier canon peut avoir été rédi^^é d'après Prosper, Contra Cfdlatorem, xxv ; P. A., t. XLV, col. I81l>.
•2. Voy. concile dWfrique de il8 ; P. I., l. XL\', col, IT'J.S, 1". Les huit sentences suivantes ont passé dans le texte définitif du concile d'Oran<;e.
3. « Quis enim eum inuocauil, nisi cjnem ipse i)ri()r nocauiL » Ar(;., Enarr. in Pu. CIV, 5; P. /.., t. XXW'II, col. 1 i<S8.
i. On notera les termes qui dési^nient Tàme bien disposée, dans ce canon devenu le vi« d'Oran^^e : huniililns .-ml olun'dieului humanH, ohoedienle.s et huiniles. Ils paraissent être une allusion diiecte à Fausle. « Dans Fausle, ïohocdieidia joue le princi|)al rôle, avec la castil.is: ainsi s'annonce le moine du moyen âge. » Harnack, JJfxjmengeschichte, t. III, p. '2-26, n. :i.
Sans elle, nous ne pouvons, comme il faut, ni penser à l'objet du salut, ni choisir, ni adhérer à la vérité évangélique(ix). Personne ne peut par son libre arbitre parvenir à la grâce du baptême ni par soi-même rechercher le salut (x). Même les pécheurs ou les apostats, qui ont reçu le baptême, ont reçu de Dieu, non d'eux-mêmes, la grâce de croire et d'être baptisés; et il ne paraît pas être messéant à la miséricorde du Médiateur de permettre qu'ils se perdent (xi). Les péchés qu'ils avaient commis avant le baptême ont été effacés par le sacrement ; ils n'ont pas à les expier de nouveau, et, s'ils méritent de pires supplices que s'ils n'avaient point été baptisés, ce n'est pas parce que les péchés remis leur sont imputés à nouveau, mais parce qu'ils ont péché après avoir connu la vérité (xii). Les supplices de l'enfer sont diversifiés suivant la qualité et l'énormité des fautes (xiii). Ceux que Dieu, dans sa prescience, a prédestinés de toute éternité à devenir les vivantes images du Christ ne pourront périr ; ceux qu'il n'a pas prédestinés à la vie éternelle ne pourront participer au royaume des cieux. Mais la prescience de Dieu ne contraint pas au péché le libre arbitre de l'homme. Entre la prescience et la prédestination, il faut mettre cette différence que toutes les choses prévues ne sont pas prédestinées, mais que tout ce qui est prédestiné est prévu ^(xiv).
La deuxième partie contient quelques propositions qui paraissent viser les manichéens. Dieu est le créateur de tout l'homme et Satan n'est pas l'auteur du corps (xv). Les âmes n'émanent pas de la substance divine, mais sont créées par Dieu (xvi). La résurrection aura lieu, des corps comme des âmes (xviO. Après la mort, les âmes ne retournent pas dans les corps d'animaux ou de serpents (xviii). L'homme a été fait à l'image de Dieu, à cette image