‹ Le rôle théologique de Césaire d'ArlesChapitre 4 sur 84 · I4!J] THÉOLOGIE SPÉCULATIVE · texte numérisé non relu

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celle que préféra saint Ainbroise : le Père est supérieur au Fils considéré dans I incarnation ^ Gésaire répète ici la doctrine commune à la plupart des Latins et qu'il a pu lire dans saint Augustin - (ch. ix). 11 ajoute que l'analogie avec l'humanité est trompeuse. Il n'y a pas d'âge en Dieu. Souvent, au surplus, l'homme est père d'un fds qui le dépasse. Pourquoi refusera Dieu un Fils qui l'égale (ch. x) ? Au choix de ce trait, on reconnaît l'observateur et le moraliste qu'est partout Gésaire ^.

Les deux derniers chapitres groupent les arguments les plus variés. Si le Fils est parfait, et il est parfait, il doit être égal au Père. Gomment le Fils peut-il contenir le Père, s'il n'est pas infini ? En vain les Ariens diront qu'il s'agit de la volonté du Fils : le Ghrist ne dit pas que la volonté du Père est en lui, mais que le Père est en lui, comme il est dans le Père, et que le Père en lui fait ses œuvres. On sait bien d'ailleurs que le fond du débat est de savoir si le Fils a été tiré du néant par le Père, s'il est la première des créatures ^. Non, le Fils n'est pas du néant,

1. Voy. TuRMEL, Hisl. de la théologie positive jusqu'au concile de Trente (Paris, 1904), p. 37 et i'2.

'2. « Cum uero in ipsis scripturis ubi inuenis secundum humaniiatem minoremesse Filium, ibi inuenis secundum diuinitatemetiamaequalem. quomodo tibi adquiesco ? Al ubicumque niinor dicitur Filius propter incarnationis mysLerium, uerum esse profiteur : quare lu mecum non uis credere ubi Filius Patri aequalis esse scribitur? P^go enim et ubi minor dicitur credo, et ubi aequalis dicitur credo. Noui enimquid secundum diuinitatem et quid secundum humanitatcm fuerit dictum, quia minor non dicitur nisi propter carnis assumptionem. Tu uero qui in ipso euangelio et minorem et aequalem frequcntius lejjis, quare unum crediset aliud credere non adquiescis ? » Mai, p. -413. Cf. Augustin, De Trin., XIV, vu, H; P. L.. t. XLH, col. 8-28-8-2U.

3. <( Si homo maiorem et meliorem lilium quam ipse est ^^enerare solet, Deo patri non credis ut aequalem sibi filium ^'enerasset ? » Mai, p. il 3. \'ov. dautres observations sur les rapports entre parents et enfants, App. •lli\, 1, col. 2-261; Bev. hén., t. XIII (1896), p. 202, I. 45 ; etc.

4. « Scio enim quod ideo minorem filium credatis, quia eum non de substantia Patris iiatum. sed e\ nihilo creatum, non sine «grandi imi)ie-

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mais de la substance du Père, engendré par lui avant Taurore. Il n'est pas une créature, lui qui a créé les créatures. Il y a dans le Père et le Fils unité d'opération et de conseil. Qui osera refuser au Fils et à l'Esprit la sagesse? La résurrection du Christ est, d'après saint Paul, l'œuvre du Père; d'après le Christ, l'œuvre du Christ : n'est-ce pas prouver que tout ce que fait le Père, le Fils le fait aussi ? Quand saint Paul invoque « le Père, d'où tout est sorti, et le seul Seigneur Fils, par qui tout a été fait », il proclame qu'il n'y a qu'un seul Dieu et Seigneur ^, un seul Créateur de toutes choses. Ex quo omnia, per quem omnia ^ sont des formules équivalentes. La génération ne donne pas au Fils de Dieu un commencement, comme elle donne un commencement aux fds des hommes. Cette analogie est trompeuse. Mais en Dieu, Père, Fils et Esprit font un tout parfaitement un, de même que l'éclat et la chaleur font un avec le soleil.

Tous ces raisonnements sont connus. L'auteur ajoute : (( Il y a bien d'autres témoignages en nombre infini, dans

taie asserere uultis. Maiores enim uestri, quamlibet secrète, primam et magnam creaturam Dei Filium esse dixerunt. » Gh. xii, lignes 25 suiv. ; MoRiN, Mélanges Cstbrières^ p. 112.

1. « Si enim secundum te, quod unus Pater deus est, Christus non relinquit ut deus sit, necesse est ut etiam secundum te unus dominus Christus Deo Patri non relinquat ut dominus sit : quia quod unum est, proprium eius esse débet qui unus est. Si itaque unum dominumChristum esse etiam deum negabis, unum quoque deum Patrem esse negabis et dominum. )) //j., 1. 68 suiv. ; p. 113.

2. « Confessus... apostolus unum deum Patrem ex quo omnia sunt et unum dominum Ihesum Ghristum per quem omnia sunt, quaero quid diuersitatis attulerit dicens ex Deo et per Christum omnia. Omnia enim ex nihilo per Filium substiterunt et a Deo ex quo omnia : ad Filium uero, per quem omnia, apostolus rettulit; et non inuenio quid dilFerat, cum per utrumque opus sit uirtutis eiusdem. Si enim ad uniuersitatis siibstantiam proprium ac sufTiciens creaturae est quod ex Deo sit, quid habuit necessitatis memorari quod quae ex Deo sunt per Ghristum sint, nisi quod unum idemque est per Ghristum esse et ex Deo esse? » //>., 1. (Si suiv. ; p. 1 13.

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les Ecritures, qui prouvent avec évidence l'égalité du Père, du Fils, et du Saint-b^sprit, et qui démontrent que le Saint- Esprit est Dieu véritable '. » Cette phrase indique que les controverses sur le Saint-Esprit avaient pris une place importante. Césaire a bien parlé à plusieurs reprises du Saint-Esprit; mais Tœuvre traite surtout de la divinité et de la consubstantialité du Fils. C'était son principal but, annoncé dès les premières lignes, et il est probable que ses sources avaient le même caractère.

Dans l'état actuel, l'opuscule s'arrête sur l'argument de tradition. On doit croire ce que croient les églises apostoliques, Jérusalem, Ephèse, Alexandrie, Smyrne, les églises de saint Paul, enfin les églises fondées en Gaule par les apôtres, les églises d'Arles, de Narbonne, de Toulouse, de Vaison. Dom Morin a ramené à sa valeur, qui est nulle, ce témoignage de l'apostolicité des églises gauloises. Nous n'avons pas à nous en occuper. 11 a ajouté une observation plus intéressante pour nous ^ ; il a ra})proché de ce développement la manière dont Fulgence de Ruspe, mort en 533, allègue la tradition des églises. Cependant Césaire a quelques dilféiences notables. Chez l'auteur africain, les églises citées sont vraiment celles qu'ont fondées les apôtres, d'après l'histoire ou la légende, et elles sont mises en relation directe avec leur fondateur : (( la chaire de Pieire apôtre à Rome ou à Antioche, la chaire de Marc évangéliste à Alexandrie, la chaire de Jean

1. « Multa adhuc et innumerabiiia testimonia quae aequalitatem Patris et Filii ac Spiritus sancti euideiiter ostendant et Spiritum sanclum uerum Denm esse demonstrciil in diuinis uoluininihiis coiilinoiilur, quae hreiiitatis causa omisimus. Haec enim pauca ita lirnia sunt et ualida ut ille qui niiiioicm Filiuni dicat cum ex his interroj^atus fuerit nihil habeat quod rcspr)nd('rc ucraciter possit. Si tihi non uidctur incont^ruum, possunt extraneis id est alterius religionis hnniinibus cliam quae intra srripla sunt demonstrari. » Reiffersciieid, liihliolheca Patrum ifalica, t. I, p. 17.5, note 5.

'2. Dans la Hev. hén.. I. XVIII lOOP. p. .'Mi. n. I.

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évangélisteà Ephèse, la chaire de Jacques à Jérusalem ^ » Gésaire mentionne Jérusalem « parce que dans cette ville le Christ est né et a souffert ~ ». Il ajoute, non seulement les églises de Gaule, mais Smyrne « où saint Polycarpe, successeur des apôtres, a été évèque ^ ». Il ajoute aussi les églises de saint Paul, ce qui ne dépasse pas ses facultés d'invention, mais ce qui fausse un peu le raisonnement : saint Paul n'a pas été l'évêque des sièges qu'il a institués. L'addition de Smyrne me paraît de la même veiné que celle des églises « apostoliques » des Gaules. La légende gallicane donnait à Polycarpe un rôle d'ancêtre. Ge n'est évidemment pas un hasard si cette légende se reflète dans une œuvre de Gésaire. En 535, Grégoire de Langres fonde l'abbaye de Saint-Bénigne de Dijon. Vraisemblablement, entre 535 et 540, est constitué le cycle bénignien (ou polycarpien), comprenant les légendes des saints Bénigne, Andoche et Thyrse, Andéole, Symphorien et des Jumeaux de Langres ^. 11 est très intéressant de retrouver dans Gésaire les préoccupations hagiographiques du clergé contemporain. Son traité est antérieur à la conquête franque (534); du moins c'est le plus probable. Mais on doit supposer que l'élaboration de la légende a passé par quelques progrès avant la coordination définitive. Le rapport établi entre Gésaire et Fulgence n'est donc pas à écarter ^.

1 . « Quae (fides) usque nuiic per successionum seriem in cathedra Pétri apostoli Romae uel Antiochiae, in cathedra Marci euangeHstae in Alexandria, in cathedra loannis euangelistae Ephesi, in cathedra lacobi riierosolymae, ab episcopis ipsarum urbium praedicatur. » Fulgence, De Trinitate, i, P. Z., t. LXV, col. 497 G.

2. « In ipsa Hierosolyma iibi Ghristus et natus et passus estecclesia catholica obtinet principatum. »

3. Voy. le passage cité dans la notice bibliographique, § 3, p. 5.

i. ^'oy. I}eriie d'hisfoire et de Utlérature religieuses, t. \'II (190*2), p. 79.

."). La date du traité de Fulgence, De Trinitale ad Felicem nolariiini, est malheureusement inconnue. 11 est possible que Fulg"ence et

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Xous n'avons pas la fin de 1 opuscule de Césairo. La lacune peut n'être pas consiclérahle. Cependant il est aussi possible que toute une partie ait disparu, si Tévêque d'Arles faisait appel aux maximes des anciens Pères, sententiae antiquorum Pat r uni. Un recueil de ce genre eût été conforme à ses goûts.

J'ai insisté sur cet ouvrage, parce qu il est malaisé de s'en faire une idée. (Quoique imprimé, ou plutôt en raison même du nombre des savants qui l'ont publié par fragments, il est jM'esque aussi peu accessible que s'il était inédit. Xous n'avons de Césaire que deux opuscules dogmatiques; il convient de leur faire une place assez large dans cette étude.

M. Engelbrecht a publié d'après un ms. du fonds de la Reine, au Vatican, trois sermons sur la Trinité et le Saint- Esprit '. L un d'eux, le second, est formé d'extraits du traité de Fauste, De spiritu sancto. avec un exorde, pour les deux premières phrases tiré d'ailleurs, pour les deux suivantes écrit par Césaire, et avec une finale ajoutée par Césaire. A noter seulement que, comme dans l'opuscule. Césaire prétend disserter à la fois de la Trinité et de la divinité du Saint-Esprit en se fondant sur les Ecritures -.

Dans le troisième sermon, on retrouve les formules que Césaire affectionne ; leur netteté et le balancement des incises qui les rendaient faciles à retenir leur assuraient la faveur d'un prédicateur populaire. « Toute cette trinité est un seul dieu. Là, il n'y a aucune différence, aucune

Césaire aient eu sous les yeux une même source. Cependant il va dans Césaire d'autres traces de riniluence de Kuij^'ence de Huspe.

I. Dans son édition de Fauste. p. .3.37 suiv. Le ms.. Ih'(i . (OS. est du \in'-.\iv'^ siècle.

'1. u Quod de mysterio sanctac iniulalis uel diuinitate >ancti Spiritus insinuare cupimus... sanctorum scriplurarum leslipioniis. » L. c, p. 340. 1. L>3.

division... Le Saint-Esprit n'est ni le Père, ni le Fils, mais l'Esprit du Père et du Fils... Le Père dieu, le Fils dieu, le Saint-Esprit dieu ne sont pas trois dieux, mais un seul dieu. La personne établit une division entre les entités, la divinité les unit. La notion de plus grand ou de plus petit est étrangère à la Trinité, ignorée de la divinité... Quand tu dis : Père, Fils, Esprit-Saint, tu énumères les personnes ; quand tu dis : Dieu, tu énonces la substance. Nous disons : Père, Fils, Esprit-Saint, pour que tu ne croies pas qu'il n'y a qu'une personne. De même nous disons : un dieu, pour que tu ne penses pas qu'il y a trois natures ^ »

Césaire a tant de goût pour ces formules qu'il les emploie sans s'inquiéter du sens. 11 combine dans un sermon sur VExocle quelques homélies d'Origène et y insère une interprétation tirée probablement d'un autre exégète. Les trois jours de route qui conduisent de l'Egypte dans le désert peuvent être, dit-il, une image de la Trinité : « Le Père est un jour, le Fils est un jour, l'Esprit saint est un jour ; et ces trois Font un seul jour ~ ». Mais on ne voit plus, dans un autre sermon, quel rapport a cette comparaison avec le mot du Christ, dans saint

1. « Tota ista trinitas unus deus est. Nulla ibi dissimilitudo, nulla diuisio est Spiritus sanctus nec Pater est nec Filius, sed spiritus Patris et Filii... Pater itaque deus, Filius deus, Spiritus sanctus deus non très dii, sed unus deus est. Persona très species diuisit, diuinitas iungit. Maius autem aut minus ignorât Trinitas, deitas nescit... Gum dixeris : Pater, Filius et Spiritus sanctus, personas explicuisti ; cum dixeris : Deus, substantiam demonstrasti. Dicimus Patrem et Filium et Spiritum sanctum ne te aestimes unam credere debere personam ; item dicimus unum Deum ne putes très esse naturas. » Dans le Faust d'ENGELBRECHT, p. 346-347, ce sermon est une compilation : les alinéas 346, 18-31 et 346, 32-347, 12, me paraissent être des doublets permettant le rechange.

2. « Très enim dies non incongrue possumus dicere Patrem et Filium et Spiritum sanctum ; quia et Pater dies est, et Filius dies est, et Spiritus sanctus dies est ; et hi très unus dies. » App.^ 24, 1 ; col. 1791. Sur Ex., vin, 27.

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Jean : « Abraham a vu mon jour et s'est réjoui ' ». Il est possible que Césaire ait emprunté son interprétation à un auteur qui combinait le verset de V Exo(U' avec celui de saint Jean. Dans VE.vodr, il y a trois jours; dans Jean, un seul : et les trois font un. En séparant les deux parties de la glose, Césaire a rendu fort obscure Tune d'entre elles au moins.

Ces forinules n'étaient pas nouvelles. Tous les auteurs contemporains les connaissaient et les répétaient; dom Morin en a tiré un certain nombre de témoignages concordants ~. Ceux qui se rapprochent le plus des expressions de Césaire se trouvent dans Boèce, mort en 524 '\ et dans Fulgence de Ruspe '\ Mais Césaire a surtout reproduit les formules de saint Augustin, qu'il copie presque sans rien y changer \

Un des sermons de Césaire dans l'appendice augustinien, le sermon 244, est une sorte d'abrégé de la doctrine

1 . « Abraham exsultauit ut uiderei diem meiun ; iiidil el cjauisiis est (Jn., VIII, 56). Diem, inquit, meum uidit, quia mysteriuni Trinitatis ag"nouit. Vidit Patrem diem, Filium diem, Spirilum saiiclum diem, et in his tribus unum diem; sicut et Pater deus et Filius deus et Spiritus sanctus deus et hi très unus deus. Xam et sitî::ulatim sin^i^ula quaeque personae plenus Deus et totae très simul unus deus. » App.y 5, 5; col. 1748. — Voy. la théorie g^énérale, App. 6, 2, col. 1749 (p. "297, .5, l^NG. : « Quod dies tertius in saeramento ue! mysterio accipi debeat Trinitatis, t'recjuenter in uoluniinibus sacris inuenitur. •. CA'. App., 35, 1 ; col. 1813.

•2. Revue hén., t. XVlll (1901), 343 suiv.

3. « Pater deus. Filius deus, Spirilus sanctus deus : i^^ilur Pater, Filius, Spiritus sanctus unus non très dii. •> P. /.., 1. L\l\', col. 1219 C. « Pater deus est, Inlius deus est, Spiritus sanctus deus est : Pater, Filius ac Spiritus sanctus unus deus est. » //>., col. 1301 A.

i. '< Dicitiu' Pater naturaliter deus: sed naluraiiter est deus et Filius, naturaliter est deus el Spiritus sanctus; nec tamen 1res dii, sed unus naturaliter deus est Pater et Filius et Spiritus sanctus. » I\ A., t. LX\', col. 397 \. — " Quamuis dicamus Patrem ricum, Filium deum, Spirifum sanclum deum, tamen non dicimus dens. » /A., col. 199 A.

5. Cf. par exemple, les passa^^es suivants de saint Augustin : « .\eque enim très dominos aut très omnipotentes aul 1res creatores... dicimus;

chrétienne. La partie dogmatique de l'instruction reproduit le même énoncé de la Trinité. Elle ajoute : « Le Fils est égal au Père selon la divinité, et inférieur au Père selon l'humanité de la chair qu'il a prise de nous ^ ». Sous ce tour concis, Gésaire fait entrer dans l'enseignement élémentaire de la foi l'explication récente de la sentence de Jésus : Pater maior me est. 11 en assurait le triomphe.

C'est surtout dans les documents canoniques que les vérités religieuses reçoivent la forme de théorèmes précis et rigoureux. 11 y a de Gésaire au moins un texte de ce genre, le préambule dogmatique des Statuta Ecclesiae antiqua. Le rédacteur y formule les vérités que doit confesser le candidat à l'épiscopat. Là paraissent les épithètes de la Trinité, où la divinité est (( coessentielle, consubstantielle, coéternelle, coomnipotente ~ ». Là aussi on affirme, comme dans le sermon sur Abraham, la plénitude de la divinité dans chaque personne et l'unité du tout en un seul Dieu. Les expressions sont identiques :

Singulam quamque in Trinitate Singulatim singulae quaeque

personam plénum deum et totas personae plenusettotae très simul

très personas unum deum. unus deus.

Statuta, I, § 3; P. L., t. LVI, App., 5, 5; col. 1748. col. 879.

quia nec ires dii, sed unus Deus. Quamuis in hac Trinitate Pater non sit Filius, et Filius non sit Pater et Spiritus sanctus nec Filius sit nec Pater; sed ille Pater Filii, ille Filius Patris, ille Spiritus Patris et Filii. ))5er/n. ccxii, 1 ; P. L., t. XXXVIII, col. 1059. « In hac Trinitate non est aliud alio maius aut minus, nulla operum separatio, nulla dissimilitudo substantiae. Vnus Pater Deus, unus Filius Deus, unus Spiritus sanctus Deus. Nec tamen Pater et Filius et Spiritus sanctus très dii, sed unus Deus. Ita ut non sit ipse Pater qui Filius, nec F'ilius sit qui Pater, nec Spiritus sanctus sit aut Pater aut Filius; sed Pater Filii pater, et Filius Patris filius et Spiritus sanctus Patris et Filii spiritus et singulus quisque Deus et ipsa Trinitas unus Deus. Ilaec fîdes imbuat corda uestra et confessionem dirigat. » Serm., cxiv, 10; P, L., t. XXXVIII, col. 1071.

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