‹ Le rôle théologique de Césaire d'ArlesChapitre 5 sur 84 · THÉOLOGIE SPÉCULATIVE · texte numérisé non relu

THÉOLOGIE SPÉCULATIVE

Dom Morin a remar(|iié remploi de lotus, particularité gallicane et spécialement césarienne, du latin vulgaire.

Dans un doublet du sermon *214, résumé de la doctrine chrétienne, publié par Caspari, la formule trinitaire s'allonge d'une comparaison avec le cierge allumé ; la flamme, la chaleur et le feu sont un comme les personnes divines '. C'est une variante de la comparaison de la Trinité avec le soleil : variante imparfaite, car l'unité peut ici se confondre avec la flamme, et il n'y a plus trois termes en un, tandis que le feu, la lumière et la chaleur forment un tout qui est le soleil, logiquement distinct des trois termes. Je ne serais pas étonné si cette variante devait être un jour reconnue pour un essai indé[)endant du bon Césaire. Il n'est pas toujours heureux quand il marche sans lisières ^.

Un autre point commun de cette homélie avec l'opuscule sur la Trinité, et qui ne se retrouve pas dans le sermon 244, est Taffirrhation de l'égalité d'âge entre le Père et le Fils : « Le Père n'est pas plus vieux que le Fils selon la divinité, ni le Fils plus jeune que le Père ; mais il y a en Dieu un seul âge ^ ». L'auteur du traité disait qu'il n'y a pas d'âge en Dieu, ce qui est la même chose.

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