‹ Le rôle théologique de Césaire d'ArlesChapitre 42 sur 84 · JuvÉNAL, VI, 542 suiv · texte numérisé non relu

JuvÉNAL, VI, 542 suiv

3. Par là s'explique le sermon sur les charismes (voy. plus haut, p. 158) réduits au pouvoir de chasser les démons et de guérir. Un de nos collaborateurs, M. Croulbois, m'apporte ainsi une réponse à la question que j'avais posée : « Il m'a semblé qu'il fallait entendre, par les (( vertus » que l'orateur dissuade de solliciter, les pouvoirs que les gens du peuple plus ou moins sorciers prétendent exercer par des prières infaillibles. » M. Croulbois a l'avantage de vivre dans un pays où fleurit encore la sorcellerie.

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félicitent les adultères; clans les conversations des hommes, chacun se vante de ses exploits, au milieu des plaisanteries et des rires, et c'est à qui en aura le |)lus fait '. Les marchands, que de longs voyages privent de la société de leurs femmes, trouvent à leurs escales des compensations que Tàge et la nature autorisent.

Salvien a tracé un tableau célèbre de la corruption romaine. Les traits sont exagérés, mais Tensemble est juste. En regard, il a placé Tidylle germanique. Cette antithèse de rhéteur, qu'on a prise en Allemagne pour vérité historique, est détruite par les témoignages venus delà réalité. Césaire parle rarement des soldats barbares : ils étaient ariens en majorité. Cependant, quand il s'adresse à cette partie de Tauditoire, il ne paraît pas la considérer comme plus chaste, plus tempérante, plus maîtresse d'elle-même. L'ivresse, les fêtes bachiques des rois barbares, Thabitude de la fornication, de terribles colères qui s'assouvissent dans l'homicide, voilà ce que nous montre Césaire chez les envahisseurs, il y avait plus d'étoffe, tout compte fait, chez les Gallo-romains, en qui « l'intelligence, restée saine au milieu de la corruj)tion raffmée des mœurs, conservait toute l'efficacité de ses ressources pour le moment où le cœur se réformait -' ».

La pratique même du christianisme subissait les effets du laisser-aller général. On avait de la peine à obtenir que les fidèles communiassent à Noël, à Pâques et à la Pentecôte -^ L'assistance à la messe du dimanche était irrègulière et écourtée : on partait avant le sermon, aussitôt après l'évangile, quand on venait. L'attitude de ceux (|ui

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