Voy. A/)/)., 284 et
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Au premier janvier, lors de certaines fêtes des saints, dans les lieux de pèlerinages, on se réunissait pour faire bombance ; et apiès le festin, il y avait a un bal diaboli((ue », balaie diaboiico more \ on chantait aussi « des paroles honteuses, d'amour et de luxure », ucrba turpia elamaLoria uel lu.ruriosa '. Ceux qui s'abandonnent à ces excès commettent le péché mortel. Mais pièter son attention à ces chants dissolus parait bien être cette faute vénielle que Césaire appelle wo/«/;/wo6y/ delectatio aurium. Dans son catalogue, elle vient après les pensées impures et la concupiscence des yeux ; bien qu'il ne suive pas un ordre bien régulier, il est pi'obable que l'association des idées lui fait rapprocher des fautes de même nature.
On aura remarqué la qualification modérée que Césaire applique aux mauvaises pensées. 11 a tout un sermon sur le sujet. Sa péroraison menace du feu éternel ceux qui s'abandonnent à leurs vices. Mais, sauf cette conclusion générale, il ne dit pas que les mauvaises pensées, celles qui surtout menacent le plus souvent le cœur de l'homme, les pensées de colère, de cupidité et d'impureté, soient des fautes graves, même quand elles sont prolongées ^
Une autre faute vénielle est désignée par une de ces formules fixes auxquelles Césaire s'affectionne, excepta desiderio filioriim u.vorem siuim cognoscere, l'acte conjugal accompli en vue du plaisir, et non simplement pour susciter des enfants. Cette conception di: mariage est conforme à l'idéal romain. Césaii'e ne mancjue pas de s'en prévaloir. Un des signes par lescpiels. sous l'I^nq/irc, le