‹ Le rôle théologique de Césaire d'ArlesChapitre 47 sur 84 · oy. les textes cités p. I4i, n. I · texte numérisé non relu

oy. les textes cités p. I4i, n. I

•2. App.^ 313, col. 2314; cf. col. i>3i(), i : «- Iiilcr rcli(juits «(.-ilatii.nes maxime iracunciia, cupiditas el luxuria conlibiis iioslris iii^qler conantur obrepere » ; -2345, 2 : « Cogilaliones luxuriosas et impias, non solum fréquenter suscipere, sed etiam non paruas moras habere permittimus. »

mariage se distingue du concubinat légal, est la rédaction devant témoins d'un acte où la dot se trouve consignée, les tabulae nuptiales. Dans cet acte, on lisait la vieille formule qui avait de tout temps -désigné le mariage romain, uxorem ducere liberorum quaerendorum causa, a Remarquez, s'écrie Césaire, qu'il n'est pas dit : a En vue du (( plaisir », mais « pour la procréation des enfants K » Césaire emprunte à saint Augustin cet argument ^, il lui emprunte toute sa doctrine. Comme la question est étroitement liée au système théologique adopté, il est nécessaire de s'y arrêter.

H faut d'abord résumer les idées de saint Augustin. Elles sont la base des préceptes de Césaire. C'est une digression forcée.

Le péché originel a eu pour conséquence et pour peine chez les fils d'Adam la concupiscence. La concupiscence est donc un châtiment ; mais elle devient à son tour un péché dans l'acte conjugal. Elle est la passion qui trouble les sens et soustrait le mouvement des membres à l'empire de la raison; elle est le plaisir qui s'attache à l'acte de la génération ^.

Dans le De hono coniugali^ vers 400, saint Augustin

1. « Qui bonus christianus est, uxorem suam, excepto desiderio fîliorum, non agnoscit, quia uxor non propter libidinem, sed propter filiorum procreationem accipitur. Denique et ipsae tabulae matrimoniales hoc continent : Liberorum^ inquit, procreandorum causa. Videte quia non dixit : Lihidinis causa^ sed : Liberorum procreandorum. » App., -292, 3 ; col. 2298.

2. Augustin, Serm. CCLXXVIII, 9; P. L., t. XXXVIII, col. 1272 : « Conuincunt te tabulae quae scribuntur in matrimonio. Pactus es quemadmodum duceres. Sonat tibi scriptura pactionis : Liberorum procreandorum causa. Non ergo accédas, si potes, nisi liberorum procreandorum causa. Si modum excesseris, contra illas tabulas faciès et contra pactum. » A la fin de TEmpire, procreandorum a été substitué au vieux quaesundum (quaerendorum). — Cf. Aug., De moribus Manich., II, xvni, 65 ; P. L., t. XXXII, col. 1373.

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