Westermarck, p
2. <( Et quoties fluxiim sanguinis mulieres patiuntur, similiter obseruandum est, propter illud quod ait propheta (Ezech,, xviii, 6) : Ad mulierem menstruatam non accesseris. » App.^ 292, 7 ; col. 2300. Voy., parmi les écrivains antérieurs, Jérôme, In Ezech. ^ VI, sur xviii, 6 [P. L., t. XXV, col, 173 B) ; pour le droit canonique postérieur, Freisen, /, c, p. 850 suiv. Cependant Grégoire le Grand se refuse à blâmer la femme qui communie à ce moment, encore moins à Texclure de Féglise, dans ses réponses à Augustin de Cantorbéry [Registriini^ IX, Lvi a, 8; éd. citée, p. 339, 11 suiv.). Cette disposition humaine est reproduite dans les Excepfiones Decretorum Graiiani (xii^ s.), citées par Freisen, p. 852. Mais l'interdiction de l'acte conjugal est mentionnée par Grégoire comme une discipline constante ; i7)., p. 339, 9-10. C'est que le moment passait pour défavorable à la fécondation. Au contraire, précisément pour cette raison, les manichéens détournaient d'accomplir l'acte aussitôt après, dans le temps considéré comme le plus favorable, parce qu'ils condamnaient la génération et ne voulaient pas, disaient-ils, emprisonner une âme dans la chair : « Nonne uos estis qui nos solebakis monere ut, quantum fieri posset, obseruaremus tempus quo ad conceptum mulier post genitalium uiscerum purgationem apta esset eoque tempore a concubilu temperaremus ne carni anima implicaretur? Ex quo illud sequitur ut, non liberorurti procreandorum causa, sed satiandae libidinis habere coniugem censeatis. « De morihiis manichaeorum^ 11, xviii, 65 ; P. L., t. XXXII, col. 1373. « Il y a beaucoup de raisons de croire... que la fécondation peut réussira une époque quelconque, mais le plus souvent immédiiJtement après la menstruation, et le plus rarement pendant la période relativement stérile qui est la plus éloignée de ce processus. « P. Geddes. L'évolution du sexe, trad. H. de Varigny (Paris, 1892), p. 358.
3. « Si animalia sine intellectu non se contingunt nisi certo et légitime tempore, quanto magis homines qui ad imaginem Dei facti sunt
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Est-ce qu'on laboure et enaeuience son cliam|) toute Tannée • ? Le précepte n'est pas nouveau non plus. Les canonistes, et Grégoire le Grand tout le premier, vont déterminer combien de temps après la parturition doit durer la séparation des époux ^.
Ces deux espèces d'abstinence ont pour racine des croyances universelles dans Thumanité primitive. « La monogamie exige de Thomme une continence périodique. Il doit se séparer de sa femme, non seulement quekjues jours chaque mois, mais, chez beaucoup de j^euples, aussi pendant sa grossesse... Cette suspension des droits du mari est d'ordinaire continuée pendant longtemps après que l'enfant est né... Très habituellement, dans l'état de
hoc obseruare deberent? Sed, quod peius est, sunt aliqui ita liixuriosi uel ebriosi qui aliquoLies nec praeg^nantibus uxoribus parcunt. I^^t ideo, si se non emendauerint, ipsi uideant si non peiores animalibus iudicandi sunt. » App., '292, 7; col. "2300. Cf. Augustin, De honn coniug.^ VI, 5 ; P. L., t. XL, col. 377 : « Sunt item uiri usque adeo incontinentes ut coniugibus nec grauidis parcant. » Même protestation dans un sermon publié par dom Morin, dans la Bev. héiiêcl., XVl (1899), p. 247.
1. « \'elim tamen scire, ïr. car., ille qui uxore sua inconLinenter utitur, si quoties eam luxuria uictus agnouerit loties suum ag"rum in uno anno araucrit uel seruerit, qiialem messem colii^ere possil. Qui ergo se continere nolunt, si loties condaminam quamdani suani quam iam seminauerant, ilerum arenl et seminenl, uideamus qualiler de eius fruclu g-audebunl ; quia, sicul oplime nostis, nulla terra poteril dare legilimuni fruclum in qua fréquenter in uno anno fuerit seminatum. Quod evgo non uull aliquis in aj^^ro suo, quare facit in corpore suo? „ App.^ 292, 3 ; col. 2298.
2. Lettre citée, p. 339, 3 cl 7 : " Quoadusque qui ^if,^nitur ablaclatur... Quae lilios suos ex praua consueludine aliis ad nulricndum Iradunt, nisi purgalionis tempus Iransieril. » Le pénilenticl attribué à I3i:de (III, 37) délimite « a conceptione manifestata usque posl natam subolem, si filius est, xxx dies, si lîlia, xl »; Tni':oD(»RE, Paen., II. 12, 3 : « Mulier 1res menses débet se abstinere a uiro suo, quando concepit,anle parlum et posl lempore pur<(alionis, hoc est xl diebus et noclibus, siue masculum, siue femina genuerit. >» ^'oy. Fumsin, /. c., p. 851 suiv.
vie sauvage ou barbare, le mari ne cohabite avec sa femme que lorsque l'enfant est sevré K »
7" Les catéchumènes, coupables de crimes, doivent garder la chasteté, d'abord avant le baptême ; puis après, pendant un temps considérable ^.
8" Les époux doivent encore observer la continence plusieurs jours avant de communier '^ ; le dimanche et les jours de fêtes ^; plusieurs jours avant les fêtes % surtout avant Noël ^ ; pendant tout le Carême jusqu'au terme de Pâques, c'est-à-direjusqu'à la Pentecôte, soit pendant trois mois ^. Ces interdictions restreio^nent sinofulièrement le tempus amplectendî. On les voit s'annoncer chez des auteurs plus anciens, comme saint Augustin ^. Mais