StalulR, § 14 ; plus haut, p. 4.S
4. « Primo er^'^o hoc speciaiiter compétentes attendant ne nllum hominem odio habeant. Secundo interrogent conscientias suas, et si alicui, uteuenire solet, fecerunt injuriam, cito ueniam pétant. Tertio si aut per furtum aut per falsum testimonium aut per aliquam callidi-
conscience, vol, homicide, adultère, avortement, ils devaient se préparer au baptême par la pénitence K
Dans le baptême, Gésaire comprend d'ordinaire le baptême d'eau et la chrismation. « Tous ceux qui sont présentés à l'Eglise pour recevoir le baptême salutaire, reçoivent et le chrême et l'huile de bénédiction, afin de n'être plus des vases vides, mais de mériter d'être des vases pleins de Dieu et les temples de Dieu 2. » Ce texte paraît attribuer au baptêmed'eau la rémission des péchés, à la chrismation et aux onctions l'infusion du Saint- Esprit. Les autres détails que Gésaire donne sur le baptême relèvent de la liturgie.
Une fois introduit dans l'Église, le fidèle doit développer en lui les vertus chrétiennes. Pas plus que des vices, Gésairene donne une classification des vertus. Une fois, il énumère la chasteté, la sobriété, la discipline, la charité ^\ Une autre fois, il décrit la charité, la justice, la miséricorde et la chasteté comme un quadrige spirituel qui nous enlève à la patrie céleste ^. Une image n'est pas
tatem aut per stateras dolosas uel mensuras duplices cuicumque aliquid abstulerunt, si secundum exemplum Zachaei non possunt in quadruplum (Luc, xix, 8), uel simplo restituant. » App.^ 2(i7, 2; col.
1. u Pro omnibus his cum gernitu et compunctione Dei niisericordiam quaerant et ad baptismi sacramenta per paenitentiam mundati perueniant. » App., 267, 3 ; col. 2242.
2. « Omnes qui ad salutare baptismum consequendum Ecclesiae offeruntur, et chrisma et oleum benedictionis accipiunt, ut non uasa uacua, sed Deo plena et templum Dei esse mereantur. » App., 42, 2 ; col. 1828.
3. Sermon publié dans le Fausie de M. Engelbrecht, p. 339, 1. 26.
4. « Quantis possumus uiribus, cum Dei adiutorio, caritatem, iustitiam, misericordiam, tantum simul et castitatem seruare tota intentione studeamus, ut ista caelesti et spiritali quadriga ad paradisi principalem patriam rapiamur... Nullam... de istis uirtutibus quattuor minus quam expedit diligamus. » App., 288, 1 ; col. 2288-2289. L'expression quadriga désigne les évangiles, dans Augustin, De consensu euangelislarum, I, vu, 10; p. 10, L5 Weiiirich.
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une division logique ; il n'est pas dit qu'il ne Tait empruntée à un modèle plus lleuri.
Le plus souvent, il oppose symétriquement les vertus aux vices. La lutte des bons et des méchants a été figurée, dit-il, par celle de Jacob et d'Esaù. Après avoir cité d'après saint Paul le catalogue des péchés, il énumère les deux partis en présence ' :
humiles supcrbi
casLi adulteri
, sobrii ebriosi
benigni inuidi
eleemosynarii raptores
pacifici iracundi
(spiritales) luxuriosi
La forme la plus achevée de ces antithèses se trouve dans le sermon 244, ce bréviaire des admonitions de Césaire, qui déjà nous a donné un des états de son symbole. « Quia été orgueilleux, qu'il soit humble; qui a été incrédule, qu'il soit fidèle; qui a été impur, qu'il sgit chaste ; qui a été voleur, qu il soit range ; qui a été adonné à l'ivrognerie, qu'il soit sobre ; qui a été somnolent, qu'il soit vigilant; qui a été avare, qu'il soit large; qui a eu deux paroles, qu'il soit Franc ; qui a été malveillant ou envieux, qu'il soit simple et bon ; que celui qui autrefois était lent à venir à l'église maintenant y coure fréquemment '^. » Cette exhortation rappelle invinciblement certaine monition du pontifical gallican : « Considère