‹ Le rôle théologique de Césaire d'ArlesChapitre 67 sur 84 · Concile d'Agde, canon xv · texte numérisé non relu

Concile d'Agde, canon xv

4. « Si forte, quandog^eneraliteromnes ad paenitentiam prouocamus, aliquis intra se cogitet dicens : l'^go, iuuenis homo uxorem habens, quomodo possum aut capillosminuere aut habiLum religionis assumere,

jours la pénitence publique. Si l'évêque d'Arles n'avait connu que ce mode de satisfaction, il aurait éloigné des sacrements la plus grande partie de son troupeau. Ils nous en dit trop long sur les mœurs du temps, pour que nous ne supposions pas des accommodements. Gomme Ta déjà remarqué M. Malnory, « son exemple et ses instructions ont ainsi préparé la réforme accomplie au siècle suivant par les Irlandais ^ ». Voilà Césaire une fois de plus le précurseur du régime qui prévalut au moyen-

Il serait tentant de presser plus loin l'analogie entre Césaire et les moines irlandais. A plusieurs reprises, il parle d'une confession, confessio pura^ exomologesis. M. Malnory hésite à reconnaître « un autre mode de pénitence non public, administré aussi directement par l'Église, répondant à notre confession sacramentelle auriculaire ». Cependant les dispenses de pénitence publique, admises par M. Malnory, supposent l'aveu du péché fait à l'évêque ou au prêtre, suivi de l'imposition d' «une pénitence ». Mais le biographe du saint est gêné par une fausse appréciation du terme de péchés capitaux employé par Césaire. (( Ce terme, dit-il, désigne quelquefois chez lui tous les péchés graves, par opposition aux péchés véniels; mais, ordinairement, il est synonyme de péché pénitentiel ~. » Les textes cités précédemment prouvent avec évidence que Césaire ne distingue pas entre péché grave et péché pénitentiel ^. Le péché « capital » est toujours

nec nos lioc dicimus, t'r. kar., non hoc praedicamus ut iuuenes, qui coniugia habere uidenlur, habitum magis quam mores habeant commutare. » App., 249, 6; col. 2208 (boni. 11 de Durlach, dans le Fauste de Vienne, p. 297, 7). De même 25S, 2 fin; col. 2222.

1. Césaire^ p. 197. Suivant notre plan, nous laissons de côté ce qui relève ici du droit canonique et de la discipline .

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