Césaire^ p
3. Voy. les textes cités p. 142, n. 1 ; 143, n. I ; l4i, n. 1 ; I i9, n. 1 et 3 ; 150, n. 1.
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un péché péiiitcntiel, en soi. I.os circonstances d'âge, de situation, de faiblesse, peuvent amener TEglise à remplacer la pénitence publicjue par les exercices de la j)énitence privée. Mais si les coupables ne veulent pas se soumettre d'une manière ou d'autre à la |)énitencc, ils seront certainement damnés.
Cependant il serait risqué de supposer que la confession auriculaire, telle que nous la connaissons, existait déjà. L'institution était en voie de naître. Césaire la prépare. Il était réservé aux moines irlandais de donner une forme précise à des pratiques qui n'étaient pas encore réglées '. Aussi ne doit-on pas presser le sens du mot conf'essio dans les sermons de Césaire. C'est la reconnaissance sincère (pura) des fautes commises , qui précède nécessairement toute satisfaction pénitentielle '^. Saint Augustin emploie déjà l'expression à propos des péchés menus et il l'entend de l'aveu que nous nous faisons de nos péchés à nous-mêmes ^ Ce serait un anachronisme
1 . Voir, sur ce sujet, Malnory, Quid Luxouienses monachi\ discipuli sancli Coliimhani, ad reç/ulani monasleriourm a/que ad communem Ecclesiae profecfum confiilerint (Paris, l(S9is p. 62 suiv. ; Hocdimion, clans la Revue, t. II (1897), p. 501.
'2. « De peccalis quae supra memorauimus, si in aliquo se culpabilem cog-noscat unusquisque, facial confessionem puram et a^^at paenitentiam quod maie fecit... Admonenins et hortamnr uos ut, post actam confessionem, fréquenter ad ecclesiam ueniatis orare pro peccatispropriis, cumbona uoluntate et fide recta. » Ilom. sacra, [)ubliée par Elmenhorst, p. 49 et 50. « Quomodo aliquis dignum (communione ecclesiastica) se facere possit... nisi... ut qui criminum snornm sorde pollutus est, exomologesis satisfactione mundetur?... Quomodo paenitentiam agere possit qui nulla iam pro se opéra satisfactionis operare potest. » App., '255; col. 2'216-'2*217. L'attribution de ce sermon à Césaire est contestée par M. Malnory; voy. p. 1()8, n. 1. « Confessionem quaeramus puro corde et paenitentiam donatam a sacerdolibns perficiamus. » //>., 250, 2; col. 2209. « Coniitendo et paenitentiam agendo. » //>., 258, 1 ; col. 2222. Quelques-uns de ces textes peuvent aussi viser une confession ritiielle.