‹ Le rôle théologique de Césaire d'ArlesChapitre 80 sur 84 · JI3] LES MOYENS DE SANCTIIICATION I (S · texte numérisé non relu

JI3] LES MOYENS DE SANCTIIICATION I (S

siastiiiiK^ '. Son attitude vis-a-vis du concul^inat légal prouve qu'il veut rendre nécessaires les cérémonies du mariage, ou tout au moins sa publicité. L'Kglise n'est pas encore tout à fait souveraine en cette matière. Césaire s'occupe d'ailleurs beaucoup du mariage, mais à cause des fautes qu'on y peut commettre; de même qu'il parle souvent de l'eucharistie pour qu'on s'y prépare par l'expiation de ses fautes.

Le péché est donc l'idée centrale de sa morale. Même quand il aborde des sujets tout différents, ses préoccupations habituelles reparaissent. Elles ont une double conséquence, de ramener à la morale les pratiques du culte, les sacrements et les rits de l'Église, et, d'autre part, de faire de la morale un élément essentiel de la religion, d'en faire la religion elle-même vécue par l'homme pécheur ou enclin au péché. Des institutions qui avaient d'abord une portée sociale, comme le baptême et la pénitence, deviennent principalement des moyens de sanctification individuelle. Tel est l'aboutissement du long effort des écrivains latins. Ils ont ramené la théologie du ciel sur la terre. L'homme se trouve être de nouveau l'objet principal des spéculations. Nulle part on ne le voit mieux que dans l'œuvre de Césaire.

Page 1