LE POTIER
sèment qu'il n'en avait l'habitude, et s'adressant presque gaiementà Ficel :
— Mon gendre, voilà une lettre qui permettra à votre femme de mettre aussi cent chiffons de mille dans sa corbeille. Ecris, mon enfant, écris à cette providence d'agent de change.
— Que faut-il écrire?
— Qu'il vende, parbleu!
— Ah! mon père!... s'écria la jeune fille radieuse en se précipitant au cou du potier.
Une minute après, la missive était portée au bureau de la poste.
— Ma foi, reprit le fabricant après le premier moment d'émotion et en prenant le thé que Cécile servait, cette nouvelle m'a tout ragaillardi; je crois qu'un petit verre de cognac ne me ferait pas de mal; verse, mon enfant. A votre santé, Beauficel, à la vôtre, capitaine ; et puisque nous sommes tous rifehes maintenant, à bientôt la noce.