FIN DU ROMAN
Lq mariage. — Fiancés et témoins. ~ Au bois des Hallates.
Bonheur.
Le dernier jour du mois d'août 1824, les cloches de Téglise Notre-Dame tintaient à toutes volées pour un mariage ; deux files de voitures encombraient la rue de Paris jusqu'au grand quai, et une foule compacte, massée auprès du portail, attendait la sortie de la mariée qu'on disait fort jolie.
Elle parut.
C'était Cécile , au bras de son Are , le potier Demanchot.
Derrière elle marchait le marié.
C'était Ficel.
Lussan et l'avoué, les témoins, suivaient à deux pas.
Le maître tonnelier venait ensuite, puis quel-
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ques autres ; car, de tous les amis du baleinier il ne manquait que le pauvre Thomas.
On monta en voiture et Ton se rendit, par la route montueuse de Graville, dans un restaurant, en vogue alors, situé au pied du bois des HaUates.
Le temps était magnifique.
Sur les arbres verts, dans les fourrés ombreux, sur les fleurs épanouies, les oiseatix semblaient célébrer par leurs chants les nouveaux époux.
— Hé bien!.... que t'avais-je dit? fît Lussan en s'adressant à son ami avant de se mettre à table.
— Vous aviez raison, repartit Ficel ; mais tout cela est votre ouvrage ; c'est à vous que je dois ce bonheur si grand, si grand, que j'ai peur d'en mourir.
— Rassure-toi, pitioun, on ne meurt jamais de ces choses-là :
Le bonheur, vois-tu, c'est la fontaine de Jouvence.