‹ Le roman d'un baleinierChapitre 8 sur 42 · PREMIERS JOURS · texte numérisé non relu

PREMIERS JOURS

jamais mis le pied sur un bâtiment, le concours du sculpteur fut très-précieux à la première tourmente.

Au reste, Ficel s'était promptement concilié l'amitié de ses camarades, sauf pourtant celle du sous-lieutenant, dont nous avons souligné la mauvaise nature.

Gognère ne pouvait entendre sans colère complimenter le sculpteur ; l'affection que le capitaine portait à ce dernier excitait sa jalousie, et il s'était promis de faire trinquer notre héros plus souvent qu'à son tour, menace facile à mettre à exécution, Ficel se trouvant précisément dans les bâbordais commandés par Gogi^ère, sous les ordres du second.

Heureusement Lussan pressentit la pensée du sous-lieutenant.

Le 18 septembre , la Bartavelle passa devant la chaîne des Açores.

Le 27, à quatre heures du soir, elle .filait en vue des îles du cap Vert.

Le capitaine, heureux de la tournure, que prenait son voyage, ne cessait de répéter au sculpteur : «Vois-tu, petit, si ce temps continue, jamais de mémoire d'homme, on n'aura fait une pêche aussi miraculeuse, sans en excepter celles des apôtres sur la mer de Thibériade. »

Le 28, la Bartavelle courait plein vent arrière,

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