Follor, Uiclionnaire biographique
HERAULT DE SECHELLES MENACE. d87
pactisé par ses approbations avec les tigres qui les dressaient.
« J'ai lu les lettres au Comité de salut public, écrit-il le 20 septembre à Carier, le féroce organisateur des noyades de Nantes; elles sont pleines de vigueur et d'énergie. Continue, brave collègue, c'est en poursuivant ainsi les coquins et les hommes douteux, c'est en déménageant cette engeance que tu sauveras la République. Adieu, mon ami; je t'embrasse. »
Il mande encore au même personnage :
« Quand un représentant est en mission et qu'il frappe, il doit frapper de grands coups et laisser toute la responsabilité aux exécuteurs; il ne doit jamais se compromettre par des mandats écrits, )> recommandation hypocrite, dont celui à qui elle s'adressait n'a tenu aucun compte et qui nous livre peut-ctre le secret des apparences de modération relative que, vus à distance et comparés à ceux de ses complices, présentent les actes de Hérault de Séchelles.
Quand il arrive dans le Haut-Pdiin, animé du visible souci de dissiper, par son zèle révolutionnaire, les suspicions dont il était l'objet à la Convention, il n'y avait plus lieu de recourir à ces habiletés et à ces subterfuges. Il fallait égaler en activité ceux qui dénonçaient ses liaisons, son
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modcranlisme imilé de celui de Danton et les lui imputaient à crime. Aussi, son premier cri en entrant en Alsace, le 8 novembre, est-il :
« Oue la terreur soit à Tordre du jour! »
D'accord avec Pichegru, il fait établir un camp relranclié à Belfort, d'où il écrit :
w J'ai fermé à l'instant les portes de la ville, arrêté les gens suspects. Je tiens aujourd'hui dans une vaste église une assemblée où tout le peuple est convoqué et le sort des magistrats, des aristocrates, des hommes dangereux y sera agité et décidé. Je me propose d'opérer dans le pays qui m'est confié rapidement et avec rigueur. «
Puis, M il tourne son attention vers la conservation d'Huningue, el ravive dans cette ville les couleurs et les signes sensibles d'un patriotisme qui s'éteignait aux yeux ainsi que dans les cœurs », Dans tout le département, il prend des mesures pour l'élever au niveau de la République. « L'esprit public était entièrement corrompu. Partout des intelligences avec l'ennemi, l'aristocratie, le fanatisme, lé mépris des assignats, l'agiotage et l'inexécution des lois. »
Il combat tous ces iléaux, casse les autorités, les comités de surveillance, installe partout « de bons sans-culottes »; il crée un comité dacti-