‹ Le roman d'un médecin de campagne [microforme]Chapitre 10 sur 15 · ET AM · texte numérisé non relu

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taignes, parlant Peu, mais semblant satisfait comme il l'était toujours chez lui ; sa femme se rapprocha de la cheminée et prit un ouvrage de tapisserie. minutes, Louison vint desservir 14, table, et le docteur,

, COmmenéa à travailler.

'est ainsi qu’ils passaient leurs soirées quand Edouard n’étai au dehors. Charlotte travaillait un peu, Pages, et s'en mait bientôt dans sa grande bergère. Le bruit des pin l'horloge l'éveillait Pour un instant, et ses eux, se levant lan rencontraient le regard joyeux et aimant de son mari, Il lui adressait un petit signe et un sourire, et reprenait aussitôt son travail. "Et il était heureux. Parfois il regrettait, pour lui, qu’elle ne fût Pas plus gaie ; mais e i ranquille affecti

guissamment,

cieuse, si élégante dans mélancolique, mais doux et limpide, il lui sem était rajeunie, et que ses livres abstraits s'illuminaient d'une sorte de lu-

‘mière joyeuse, Sa femme était vraiment le charme et la poésie de son existance,

Mais huit heures ont sonné, et d'entrée fait tressaillir la dormeuse, C'est le facteur, et il apporte une lettre couver trembler la main de Charlotte lorsqu'elle la décachè sée chez M. Brunay, et dès les premières lignes, la qu’elle n'a pas été écrite pour Passer sous les yeux de son mari. . — De voire frère ? À brio la voix tranquille du docteur. — Oui, répond-elle faiblement, se détournant Pour cacher ses larmes involontaires. ue Gaston débute par des reproches amers. Sa sœur s'est mésalliée. .. . Épouser un petit médecin de village, quand elle avait poir elle un vieux nom, une beauté élégante et la jeunesse ! Ah ! si elle eût où la fraîcheur s’efface et où les ais, À vingt ans, enchaîner gi mesquinement son a homme sans nom, sans fortun pour fuir un peu de travail et de peine ! C'était un tort impardonnable, e s donnable était la précipitation qu’elle avait mise à décider de son sort, sans même attendre son avis, à lui chef de famille.... Il était À la veille de se marier aussi ; mais son mariage,

au moins, devait relever la famille, et rendre à son nom un lustre ur instant affaibli par la Pauvreté.,., La nièce du banquier qui l’employait, riche orpheline d’un esprit iudépendant, l'avait distingué, et brûlait de venir jouir, sous son égide, des plaisirs-parisiens et du prestige d’un titre de baron... Si Charlotte avait attendu, il l'eût prise dans sa maison, il l’eût dotée, et rendu à la vie brillante d'autrefois.... Mais que dirait la jolie et fière Arabella, qui prisait si haut la qualité de gentilhomme de sn fiancé, de trouver sa belle-sœur mariée à un Érculape de village... :

Les larmes de Charlotte tombaient, pressées, sur le Papier que tenaient ses mains tremblantes. Les reproches de son frère lui semblaient cruels ; mais avait été si longtemps accoutuméo à l’adminer, à le croire sur

te de timbres, qui fait te. Elle lui a été adresjeune femme comprend

role, que peu s’en fallait qu'elle ne se trouvât coupable. Telle est l'étrange influence que savent prendre sur les natures douces les natures à la fois personnelles et attrayantes, qu’elle ne se rendait pas compte de ce qu'ily , avait d’affreusement égoîste dans la lettre de Gaston. Et cependant, il avait véritablemeut commis, en l’écrivant, une méchante action. D'abord, il risquait de faire tomber sous les yeux du mari de sa sœur des récriminations de nature à jeter dans leur ménage des germes de discorde, ou tout au moins à humilier et à blesser l’homme généreux qui avait eu compassion de la pauvre institutrice. Ensuite, il soulevait dans le cœur de la jeune femme le regret de ce qui aurait pu être, le dégoût du sort modeste qu'elle avait accepté. Gaston n’était pas froidement méchant ; peu d'hommes le sont ; pourtant, il pouvait le devenir sous l'empire de ses passions. La colère et un orgueil de mauvais aloi lui avaient dicté une missive qu'il n'eût point écrite s'il se fût donné la peine de réfléchir ; mais il était habitué à céder à son premier entraînement, et l’égoïste légèreté de ses actes devait faire verser à sa sœur des larmes amères.

Cependant, elle se reprocha immédiatement le vague regret qui venait d’effleurer son cœur, en entendant la voix calme et affectueuse de son mari. — C’est une longue lettre... Puis-je en prendre connaissance, Char-

lotte!

Elle serra le papier contre sa paitrine avec un effroi instinctif, et ses

joues s'empourprèrent.

— Oh mon ami...à moinsque... Non, vraiment cette lettre ne vous intéresserait pas !

— Il suffit, répliqua-t-il avec son inaltérable bonne humeur. Ne vous. troublez pas ainsi, chérie ; vous ne m'avez pas offensé, et vous êtes libre de garder pour vous les lettres qu'il vous plaira... Votre frère se porte bien

— Oh ! oui!...

Elle s'arrêta embarrassée, hésita un instant, puis posa doucement la main sur le bras de son mari.

— Je voudrais vous faire lire cette lettre, mon cher Edouard... Oui, vraiment, je voudrais. ... Mais vous n’y verriez pas mon frère sous un jour favorable. ... Il est un peu fâché contre moi, parce que... parce que je ne l'ai pas consulté avant de me marier, ajouta-t-elle, rougissant davantage. Et peut-être ai-je eu des torts envers lui, après tout,

. — Bah ! il eût été absurde d’attendre cinq ou six mois chez des étran-

ers, votre santé déclinant, et ces enfants vous tourmentant jour et nuit... Votre frère, ma chère amie, vous a bien laisser le droit de disposer de votre avenir lorsqu'il a refusé l'offre que vous lui aviez faite d’aller le rejoindre... Oh ! je ne dis pas qu’il ait eu tort! Je fi:..is à la pensée que ma chère sensitive eût pu entreprendee seule un tel voyage ! Et puis, je ne: vous aurais pas connne.. Mais je parle ainsi pour vous persuader que vous n’avez rien à vous reprocher... Seulement, il ne faut pas en vouloir à votre frère, ajouta-til avec sa bonté naïve. Je comprends les regrets qu'il éprouve de n'avoir pas conduit à l’autel une si jolie fiancée, et de n'avoir pu connaître l’homme à qui a été confié ce cher trésor... N’ayez pas de rancune, ma chérie.

- Oh ! non, dit-elle, lui souriant à travers ses larmes. 3t c'était là celui dont Gaston parlait avec tant de dédain !

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Le docteur reprit sa plume. Chariotte feu, et chercha à évoquer l’image de cette devenir sa sœur.

Ainsi, la destinée de Gaston serait plus brillante tout ! Mais elle ne s’en étonnait pas ; elle était he unique frère. Oh! oui... Seulement, elle tristesse pourquoi, tandis qu'il vivrait à Par verrait son existence, à elle, s’écouler dans vulgaires, incapables de la comprendre et d

ses manières... Gaston avait ruiné sa famille, et c'était à réservé un sort

se rapprocha frileusement: du riche Américaine qui allait

rigent, , jour, notone était alourdie d’un poids énorme d’e

nuits, I] rentrait, parfois las, au point d d'humeur joyeuse, parfois rapportant mille petites nouvelles puériles qu'elle écoutait avec une complaisance un peu forcée i

ressaient pas. Lorsque ses malades lui laissaient s'efforçait de se tenir au courant des découvert science médicale, et il travaillait Consciencieusement, essayant de loin

à faire partager aux

autres toutes +5 impressions, d'expliquer à sa femme quelque nouveauté

scientifique, ou un cas pathologique curieux.

Il avait donc, en somme, peu de temps à consacrer à Charlotte ; celle-ci était le plus souvent seule, et c'était là une

iété sérieuse n’eût pas trouv

longues ; le voisinage de l'église, le soin de certains

avaient un plus grand besoin de sollicitude féminine que de prescriptions

riées, des ouvrages d’aiguillle intéres-

sants, et avec tout cela, l'affection vigilante et attentive d’

c'était, certes, de quoi satisfaire pleinement le œur et l'esprit. Mais, si Charlotte était douée d’une forte dose de patience,

elle était plus propre à supporter qu'à agir. Pour mettre de l'intérêt dans sa vie et pour changer dans une certaine mesure existence monotone, il eût fallu une éner

meures des pauvres lui causaient une sorte d'effroi mêlé de répuision, ; et si elle accomplissait “régulièrement les devoirs essent:

religion, elle ne savait pas chercher les consolations ineffables de l'intimité avec. Dieu.

faisaient paraître encore plus ennuyeux les devoirs, les occupations, :

et même les distractions de sa vie. Elle aimait son mari, elle éprouvait pour lui une reconnaissance très sincère, et s’occupait consciencieusement, de son bien-être. Elle lui versait, de ses petite mains adroites, la tasse de café fumant qu'il prenait avant de commencer ses courses matinales ; elle descendait au-devant de lui quand le pas de Trilby, raisonnant dans la rue, annonçait son retour, elle le questionnait tendrement sur sa santé ; mais, sans qu'elle s’en rendît compte, elle éprouvait vis-à-vis de lui une espèce d'impression de supériorité ; elle se rappelait involontairement qu'elle avait vécu dans un autre monde, et cet excellent cœur, ce gai compagnon aux manières ouvertes ne lui inspirait pas le sentÿment profond qui eût

changé toutes choses pour elle, et transformé à ses yeux jusqu’à l'aspect :

de la vieille et triste maison.

La fidèle Louison, avec la sagacité d’un long dévouement, observait sa jeune maîtresse et secouait lentement la tête.

— Elle est bien douce et bien jolie, et il est impossible de ne pas l'aimer, se disait-elle, mais je ne pense pas que ce soit la femme qui conveaait à Monsieur.

Et, chose singulière, Charlotte s’adressait la même question pendant ses longues et tranquilles soirées.

— Edouard est bien bon, et il paraît heureux... Cependant, suis-je bien la fem,ne qui lui convenait? N’aurait-il pas mieux valu qu'il épousât quelque jeune fille simple et joyeuse, qui n’eût apporté dans cette maison ni goûts trop rafnés, ni vains regrets, ni folles aspirations?

. Mais elle ne songeait ni à modifier sos goûts, ni à détourner ses aspirations, ni à imposer silence aux regrets qui lui inspirait le passé. Pourtant, c'est une vérité consolente que notre bonheur gît en grande partie en nous. mêmes, et que nous pouvons l'y trouver plus aisément et plus sûrement que dans les objets qui nous entourent, ou dans les circonstances extérieures de notre existence.

L'époque du dîner de Noël arriva. C'était pour Charlotte une‘épreuve véritable ; la fatigue, le souci, la difficulté de bien faire avec des ressources très imparfaites, et tout cela pour recevoir des hôtes ennuyeux, que l'on considère pour la plupart comme inférieuts en rang ou en éducation, c'était à la fois pénible et fastidieux. Pendant quinze jours, elle eut avec Louison

des conférences interminables, elle dut faire plusieurs voyages à la ville, .

courir chez les marchands de comestibles, et aider à sortir de l'armoire la vieille porcelaine démodée.

— Savez-vous, Edouard, dit-elle, que votre faïence à fleurs roses est beaucoup plus jolie, beaucoup plus artistique que ce service doré ?

— Je suis bien aise que vous le pensiez, ma chère ; ç'a toujours. été mon avis.

— Alors, prenons la faïence pour le dîner.

— O Madame, c'est impossible, vous ne ferez pas une chose pareille | s'écria avec effroi Louison, qui vérifiait le compte des piles d’assiettes, et qui s'arrêta court pour neue sa maîtresse, 1ls savent tous que l'on s'en

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son agitation, glaçait

rtes de pronostics désolants,

t, elle se rasséréna ; elle déclara que la de bœuf fondrait Ji

‘orange qui devait

soupir de satisfaction, et, quittant la cuisine, où À ncher sà jolie tête au-dessus des nuages odorants qui s'échappaient des Casseroles, elle alla donner un dernier coup d'œil à la salle à manger.

La table était ornée des rares fleurs de la saison, des bruyères et des t mélées les baies rouges et brillantes du houx argent se dressaient aux deux isparaissait à demi sous les assiettes © verres, et les bonbons variés tranchaient sur la Nuance fauve des énormes poires d'hiver et la Couleur un peu terne des

rait pas mal, se dit-elle, Elle monta dans sa chambre, fit.sa toilette avec

rejoignit son mari, celui-ci, qui était d sourit d’un air satisfait,

si cette vaisselle n’était de si mau-

soin, et quand elle epuis longtemps déjà sous les arwes,

votre toilette, Et après Moins coûteuse que

a26 noire, infiniment le satin et le velours dont ces

tout, ce n'est qu'un peu de £ ames, je le parierais,

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rtez si biend On dirait, ma chère, | quelque chose de votre grâce... Jus-

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vont arriver vêtues ; mais vous :la que tout ce qui vous approche pren qu'à mon vieux et laid salon qui semble rajeuni ce soir ! Charlotte sdurit languissamment en jetant un regard autour d'elle. Quelques fleurs, l’arrangement de quelques sièges avaient suffi pour rendre moins triste cette chambre à l'aspect antiqu® ; mais elle s'intéressait trop | ee à son ménage pour prendre souvent ces soins-là. Elle s’assit d'un air. ‘fatigué dans une des bergères, et commença à mettre ses longs gants noirs.

Son mari la regardait d’un air ravi; un doux orgueil faisait battre son

cœur en la voyant si jolie.

— Ma pauvre Charlotte, vous semblez terriblement lasse.... J'’esous ressentirez pas de ces fatigues un peu trop multi-

père que vous ne v pliées pour vous. Mais aussi, jamais mon dîner de Noël n'aura été si

agréable, ajouta-t-il en se frottant les mains.

Le marteau résonne, es la ‘basse-taille du pharmacien retentit dans l'allée... Les invités se succèdent, Charlotte s'efforce d'être aimable, le docteur est radieux, et, la porte de la salle à manger s'ouvrant tout à coup, Jean, ganté de fil blanc, prononce d'une voix émue la phrase sacramentelle que sa maîtresse lui a apprise à grand'peine : ’

— Madame est servie !

Le dîner commence dans le ‘recueillement général. Mais le vieux vin de Madère authentique commence à circuler, les joyeux propos du docteur dérident les visages un peu solennels, et si simples, si vulgaires même que paraissent à Charlotte au moins les deux tiers de.ses convives,

elle ressent la satisfaction de toute maîtresse de maison devant un dîner bien organisé, bien réussi, et daigne respirer l’encens — si banal qu'il lui semble — de l’adniiration dont elle est l’objet. D'ailleurs, le curé et le notaire sausent avec finesse ; le roceveur de l'enregistrement, en dépit de certaines pétites manies, ne manque pas d’originalité, et elle se dit qu'après tout on peut trouver, même dans un village, des éléments d’agréahle distraction.

Tout à coup, des pas résonnent dans le corridor, des pourparlers s'engagent ; c'est le docteur qu’on vient chercher. ... Heureusement, il ne s’agit que d'aller de l’autre côté de la rue...

11 y a un moment de silence et de gêne, produit par l'absence du maître du logis. ;

— Vraiment, certaines gens sont indiscrets, murmure enfin la femme, du percepteur en secouant la tête, Tout le monde sait que le docteur donne aujourd’hui un grand diner ; comment se peut-il qu’on le dérange ?

— Mais il s'agit peut-être d’un mal grave et subit, réplique le curé âvec douceur.

— En ce cas, à l'appel de notre excellent ami,

dir le dîner.

»:3. Mais presque aussitôt la porte de la rue se re

Monsieur le curé, vous pouvez vous préparer à répondre dit le notaire, qui voit avec peine refroi-

ferme bruyamment, et le

pas sonore du docteur se rapproche de la salle à manger. Ilentre, un peu 2

essoufflé, et s'adresse à sa femme :

— Ma chère, dit-il, une pauvre vieille vient de tomber en agnoope là

bas... Des gens honnêtes et fiers, qui cachaient leur pauvreté... Ce n'est que

ma chère, ' | ce... Jus-

tour: d'elle.

pour rendre ressait trop \ sit d'un air.

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de la faiblesse, et je lui ai charger d'exécuter mon o onnance ?

— Certes ! Elle n’est pas seule, n'est-ce pas ? la famille ! Jean, apportez une corbeille... ;

Une délicate teinte rose couvre les joues de la jeune femme. Elle donne des ordres, s'empresse, prépare elle-même l'envoi qui doit réjouir la pauvre maison. Le docteur apporte quelques bouteilles de vin, tout en donnant force détails sur la famille qu'il vint de visiter,

— Ses enfants l'ont crue morte, c'est pourquoi l’on m'a fait appeler... Charlotte, ma chère, il ÿ a des enfants... Nos amis permettront qu'ils

soient les premiers servis, et qu'on prélève sur le dessert la part de la Charité...

. WA nouveau coup de marteau se fais entendre. Les

convives se regardentavec un peu d'inquiétude, et quelqu'un dit tout bas que l'existence des

médecins est vraimeut cruelle, Mais cette fois, personne ne vient déranger le docteur : c'est le facteur du télégraphe,

place la dépêche sur le petit plateau dont sa maîtresse le dresse à se servir Pour présenter les lettres, et s’avance vers Charlotte.

. — Un télégramme pour vous ? Oh! ma chère, ouvrez-le tout de suite, nos amis vous le permettront, j'en suis sûr ! 8

’écria le docteur, épiant avec un peu d’anxiété le visage de sa femme.

Celle-ci déchire fiévreusement l'enveloppe. Une seule personne au

monde l’intéresse. ... Ce télégramme vient-il d'Australie ? Et que peut-il contenir !....

— De Sydney, dit-elle faiblement.

— Votre frère n’est pas malade? s'écria Édouard, se levant brusquement.

Et, courant à elle, il prend vivement le papier qu’elle lui tend en tremblant

— 1] se marie, et il arrive ! Deux bonnes nouvelles ! dit-il d’un ton joyeux, prenant aussitôt la main de sa femme, j ais cette main est glacée ; une pâleur de marbre envahit les traits de Charlotte, et s'appuyant au dossier de sa chaise, elle ferme à demi les yeux. 11 écarte d’un geste les amis qui s’empressent autour d'elle, et, enlevant la jeune femme dans ses bras robustes, la porte dans le salon, la‘place

Sur un fauteuil, et baigne doucement son front d’eau fraîche. Elle init un effort sur elle-même. .

LE ROMAN D'UN MÉDECIN DE CAMPAGNE 55 rescrit un repas substantiel. -Voulez-vous vous:

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