LE DERNIER PORTRAIT DU DUC D AUMALE, AUCHAN
Photographié par le due de Chartres, avec cette signature: Robert d'Orléans, photographe.
moi. Il faudra que je quitte la maison et même le quartier, perdant mes fournisseurs et mon crédit (1). »
Toute une liasse très copieuse de ses lettres sont remplies à déborder des causes et des effets de ces discussions affligeantes, qui manquèrent, deux ou trois fois, d'aboutir à des sévices exercés contre sa personne. Était-ce possible?
En réalité, la comtesse, dans l’état d’énervement qui lui était habituel, puis avec son modus vivendi si anormal, éveillait sans cesse, autour d'elle, et à son sujet, la défiance ou l'inquiétude. Naguère, on dut faire enfoncer ses portes. Un commissaire de police lui avait imposé sa visite obligatoire. Le magistrat, auquel incomba cette mission, n’eut pas à s’en réjouir, d’ailleurs, s’il est vrai que la noble Italienne, courroucée de son effraction légale, lui jeta le mauvais œil, comme elle s’en flatta : il mourut le lendemain, en constatant le décès d'un malfaiteur.
Et tant de bruit ne cessait que pour recommencer, à court terme. En pleine nuit, une scène avait éclaté, si violente entre elle et son « Balzac », à la porte de l’immeuble, des paroles avaient été prononcées (2), d’une expression si dure que la police s'était crue forcée d’intervenir, sous les traits d’un honnête brigadier veillant à la tranquillité publique et qui pensa les menacer de les conduire au poste, l’un et l’autre. Chacun, néanmoins, était rentré chez soi. Les parties adverses se calmèrent et
(1) Lettres, CCCLXV.
(2) « Hier soir, à travers les deux trottoirs de larue Cambon, à minuit, devant le fiacre, qui stationnait devant la grille, il m'a administré une volée de sottises, hurlant à tue-tête : « Vous m’embêtez, je vous f.. à la porte. » (Lettres, DXXIIT.)
se réconcilièrent. La comtesse, trop habituée à ce genre d’algarades, avait presque oublié celle-ci, un matin qu’elle vit son persécuteur (qui n’était, peut-être, qu'un propriétaire gêné d’avoir une locataire aussi... absorbante), en tenue de cheval, un gardénia à la boutonnière, et qui lui adressait, d’en bas, un salut et un sourire (1). C'était l’éclaircie de soleil après l’averse. Les orages ne réprenaient que de plus belle leur vacarme. Certain jour qu’une bizarrerie trop forte de Son Étrangeté avait exaspéré ledit Balzac, il s'était emporté au point d’en perdre la tête, effrayant tout le personnel de M"*° de Castiglione avec ses éclats de voix saccadés et ses cravachades. Le cocher, linfirmier, la femme de chambre s'étaient enfuis de terreur. Ne se connaissant plus de colère, il s'était attaqué à l’auteur de son ire, lui déclarant qu’il allait la faire jeter dehors, à coups d'huissiers. Elle en ressentit un long tremblement nerveux, ayant eu peur que des scènes de ce genre nese renouvelassent, pendant une visite de ses princes.
A l’en croire, mais nous ne l’en croyons pas, sans de fortes réserves, il ne serait pas de malfaisance, que n’aurait inventée, mise en jeu contre elle et son intime repos « le despote, l’exacteur ». Dernièrement encore, pour complaire à une sorte de Cosaque (2), installé dans la maison, un arrivé de la steppe, d’aprèselle atteint de delirium tremens, et qui lui est, en tous cas, un voisin
() « Il y avait des raccommodements, dont un reste de sa coquetterie faisait les frais :
« En attendant, Balzac me fait la cour — sa femme est partie. Nous nous promenons, toutesles nuits, devantle …Onnowobserve.» (Lettres, CCCXCX.)
(2) Un Russe, qui simplement avait loué un appartement au-dessus du sien, au troisième étage.
fort gênant, parce qu’il veut de l'air, beaucoup d'air: pour flatter la manie de ce buveur russe, n’a-t-il pas donné l’ordre que les sept fenêtres de l’escalier demeureront ouvertes, journellement, de manière que la mal-
heureuse comtesse y a perdu toute chaleur vitale! (1)
A-t-elle épuisé la liste de ses maux ? Non, pas encore. Des gens, à la solde de l'ennemi qu'elle se suppose, vont jusqu’à s’introduire chez elle, de force, soufflant sa lampe, renversant sa veilleuse; on prétend la gouverner, on la maîtrise, on s’acharne à la faire passer pour folle. C’est un flot d’indignités. Hélas! est-ce bien la merveilleuse comtesse de Castiglione, l’incomparable, la divine, qui gémit, à présent, sur de si pauvres choses! Crrailleries sans fin, démêlés tapageurs, affronts en
public, menaces perpétuelles d'expulsion, et cette espèce
d’assujettissement inconcevable, qui la rive à sa chaîne : quel tableau !
Telest son sort, depuis qu’on l’expulsa de «sa colonne». Elle aura dù se chambrer dans une pièce triste et privée de chaleur, n’entrevoir d’autre horizon qu’un pan de ciel gris, supporter les tracasseries humiliantes d’un indigne voisinage, tout endurer, malade : le froid, le vent, l'humidité, et se dire qu’elle y est condamnée, irrémissiblement, et qu’elle n’en sortira que morte.
(1) « Je suis malade, à cause des courants d’air causés par la porte de lescalier et les fenêtres, qui restent ouvertes : ordre du propriétaire. Voilà pour le jour. J'ai, pour la nuit, le terrible Russe du dessuset ses femelles, qui hurlent, toussent, crachent, invectivent, devant ma porte, à mon lit, avec des valets de leur espèce. Tousme voudraient dehors; ils me joueront, quelque nuit, un mauvais tour, personne ne voulant plus coucher ici, ni mes internes russes, ni mes amis, ni mon prêtre (elle hospitalisait, passagèrement, ce prêtre); car, mul n’a souci de s’exposer aux tribulations balzaciennes et autres. » (Lette CCCCLXX.)
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Où découvrir une condition pitoyable autant que la sienne, exposée comme elle l’est ou se figure l'être, depuis les premières jusqu'aux dernières heures de la journée, aux malévoles attentions de celui qu’elle dénomme Balzac, et qui n’est autre que le personnage hospitalier, dont elle s’imagine dépendre pour ne pas coucher à la belle étoile! Elle ne discontinue pas d’en exprimer le cuisant souci. Quel fatidique génie la poussa vers cette maison intenable, « une caverne » (1)! Fautil admettre l’excès de sa plainte, à la façon dont elle en charge le tableau? Les gens en sortent, ÿ rentrent, y tapagent, à des heures impossibles, en bruyante com- - pagnie. Tout ce monde-là stationne, campe, trépigne, chante, hurle, du bas en haut de l'escalier. Cet escalier où, par des nuits orgiaques, s’écrie-t-elle, des femmes ivres et nues s'installent, criaillent, ets’entre-jettent des ordures! Infortunée Nina! Elle est obligée de les entendre, jusqu’à ce qu'il leur plaise de se taire; pire que cela, on la suppose, elle aussi, grande dame déchue, de leur espèce! (2)
Et des amis prévenants songeaient à lui proposer la compagnie d’une sœur infirmière! Une bonne sœur, là, dans « ce lieu de perdition, où l’on noce, la nuit (toujours selon son dire), mais c’est la sœur du diable qu'il faudrait appeler dans « cet enfer »!
La même antienne revient, à tout propos, exagérée,
(1) Simplement, un restaurant de nuit. Aucune raison de force majeure ne l’y contraignait, pourtant. Peu de temps avant sa mort, des amis lui cherchaient un hôtel particulier, dans Pañs, ou elle pût, calme et seule, se remettre de ses précédentes agitations.
(2) « Je passe pour en être et ne peux recevoir ici ni femme, ni enfant, ni prêtre, ni même de médecin. »
grossie, envenimée de détails, où se répand de l’aigreur et de la bile. Pour être aussi mal de toutes les façons, ja comtesse se ruine, à l’année. Ne parle-t-elle pas d’une redevance de dix-huit mille francs (1), qui serait le prix de ses locaux, du premier janvier à la Saint-Sylvestre; car, nous l’avons dit, elle avait gardé plusieurs appartements parisiens, occupés ou non. Il nous fut donné de visiter l’un de ceux-là, rue de Castiglione, où elle avait mis en réserve des soieries lyonnaises, des costumes de cour, toutes sortes d’objets et de souvenirs, qu’elle tenait à conserver. Ce logis étrange était resté fermé durant de longues années; tel un reliquaire, où dormiraient des fragments d'âme. Quand la clarté du jour eut fait invasion dans ce lieu sombre et empoussiéré, on y trouva sur un gros coussin bleu cerclé d’un câble d’or, orné de glands aux quatre coins, un ravissant moulage d’un petit bras d’enfant, en mémoire du fils charmant qu’elle avait perdu, et qui s’était appelé Georges. L'appartement en lui-même n'offrait rien de très merveilleux, quant à la décoration intérieure. Ce qui frappait plutôt, c'était la médiocrité des étoffes de tentures, également gros bleu, tapissant la chambre et
(4) « Je me ruine et suis maltraitée; sans la nourriture, j'ai payé dixhuit mille francs en un an. » (Lettre CCCCXIV.)
Encore si elle pouvait compter sur le service ; mais comment la sert-on elle, madame de Castiglione!
« Samedi midi : c’est l’heure à laquelle sonne, à ma porte, votre drôle de lettre. J'y réponds peu et mal, car mon esprit est occupé, en ce moment, le pauvre! à ménager et fort préoccupé des moyens d'existence matériels qui se dérobent. Sans mes sonnelliers (ses visiteurs) je n’arriverais point, vraiment, à avoir à déjeuner, en ce même Paris, owg'être servi convenablementestune chimère, pour moi, sauf au dîner des Orléans »- C'est-à-dire, quand l’un ou l’autre des princes d'Orléans venait diner avec elle, au Salon des Roses, voisin de sa chambre. (Leltres, CCCI.)
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dont la teinte avait été choisie, évidemment, pour absorber et réduire la lumière.
Au plafond, les plis froncés se rejoignaient en une rosace, avec un bouillonné au centre. La salle à manger élait tendue pareillement, mais en vieux rose. L’ensemble était obscur; les pièces étroites et basses ne donnaient guère l’idée d’un nid coquet, harmonieux et doux. Tout ce qui était d’elle et tout ce qui l’entourait devait avoir un aspect d’étrangeté.
Prisonnière de son propre vouloir, elle s’y soumettait comme à une espèce de loi inflexible, persuadée de ne pouvoir s'y soustraire que par de courtes évasions. Cependant, nous venons de le voir, elle se savait dans Paris de différents abris, où elle avait entassé mille choses, ses portraits, ses papiers en confusion, — sans compter des dépôts amis et le garde-meubles. N'importe, elle était et devait rester cloitrée, tout le jour, rue Cambon (1).
On s’étonnait qu’elle se rendit l’esclave de son tourment. Alors elle s’expliquait et faisait valoir des considérations, qui, vraiment ne partaient pas d’un cerveau bien timbré. Sa personnalité mystérieuse, le mouvement d'enquête et de reportage qu'elle provoquait, à son insu, pour sa gloire d’antan, l'originalité, ou comme le disait plus d’un, l’excentricité manifeste
(1) « Vous me parlez d’un petit appartement ensoleillé, où je recevrais mes amis, les vrais, en faisant accroire aux autres que je suis à Rome. C’est un rêve irréalisable. Un petit appartement avec tout ce que j'ai à Paris! Risible. Ne savez-vous done pas qu'avec celui de la colonne, j'en avais deux autres et le garde-meuble que j'ai encore. » (Lettres, CCCX VIT.
de ses mœurs et de ses allures, auraient alarmé, de prime abord, les habitudes réglées, les façons de vivre simplistes et timorées d’une maison bourgeoise. Des yeux moins accoutumés à la vie nocturne eussent mal compris l'attraction bizarre, qui lenlevait de sa demeure, tous les soirs, ou peu s’en fallait et lui faisait battre le pavé avec sa meute (1) jusque longtemps après minuit, l’exposant à des surprises policières regrettables.
Quand la nuit étendait sur la ville son voile opaque, la nuit sans clair de lune, molle et confuse, elle s’enveloppait de son manteau et se glissait dans l'ombre des rues pointillée de lumières. Habillée de sombre, le visage couvert d’une double voilette et, d'ordinaire, suivie de ses deux chiens gras et sans beauté, elle allait, à petits pas. Des gens attardés dans leur marche entrevoyaient une femme aux apparences singulières, portant une robe à volants courts, de forme ancienne, et qui s’arrêtait à considérer avec une particulière insistance les fenêtres d’un appartement clos, inhabité peut-être. C'était M”° de Castiglione revoyant son ancien logis de la place Vendôme, cù s'étaient écoulées tristement, après les jours radieux, les années désenchantées de sa vie. Mais, considérez plutôt sa silhouette errante : elle vague, le long des murailles, sans but apparent, livrée à ses indécises rêveries. Par hasard, elle presse l’allure vers une direction précise. Elle a songé, tout à coup, que le voyageur attendu de Normandie avait touché barre, ce matin, et qu'il était vraisemblablement descendu dans son
(1) Si l’on ose ainsi parler de ses deux roquets minuscules et replets.
hôtel. Sans tenir cure ni de l'heure ni de l’opportunité de la visite, elle fait bruit à la porte, réveille la maisonnée entière, et se fâche, après cela, contre la domeslicité, qui « la déteste ».
Je la vois, dans une de ces échappées fantasques, pèlerinant par les chemins dont elle a l’habitude, — sous les arcades sonores de la rue de Castiglioneet dans les rues les plus désertes avoisinant la place de la Concorde — différant, autant que le permet la faiblesse de son être maladif, l'obligation de réintégrer son domicile (le lieu qu’elle exècre et se refuse à quitter), comptant les clous d’or de la voûte céleste, ou bien abaissant sa vue sur le trottoir vide de promeneurs autres qu’elle-même, stationnant inconsciente devant les réceptacles où gisent les détritus de l'existence collective de la journée, entamant des propos de désespoir avec les porte-crochets à la décou verte (1) et se consolant avec ces humbles des déceptions répétées, que lui infligea la fréquentation des puissants.
De retour au logis, lasse de ses déambulations irraisonnées, elle laisse tomber sa vêture sombre et se dispose à prendre le repos nécessaire à son accablement physique ou moral. Mais le soleil matinal la reverra, déjà, les yeux ouverts, le crayon entre les doigts, pré-
(1) « Je devais sortir de cette maison, pour ne pas voir, pour ne pas entendre, pour respirer. Jerestai dans la rue à regarder les étoiles filantes, passant et repassant devant le brigadier, qui dort sous les fenêtres d’Alphonse (de Rothschild). « — Comtesse, je ne puis pas vous laisser là ni y » rester, les sergents de ronde vous arrêteront et vous mènerontau poste. » — Oui, vous avez raison, merci. » Mais, comment rentrer? Toute issue était fermée. Alors, ce fut une de ces nuits, Comme j'en ai passé souvent à mesurer les « boîtes » du trottoir d'Alphonse et à faire jaser les chiffonniers. Que de castes mépriséés sont inconnues! (Lettres, CCCXVIIL.)
Puis, sans transition, dans la même lettre, elle relate de personnels souvenirs sur la reine de Danemark, qui vient de mourir.
parant des rendez-vous hypothétiques, élaborant des projets sans solution certaine; et, d'occasion, regrettant que l’ami, le confident de ses amertumes journalières, ne demeure pas tout près, pour la venir voir, à son petit lever de huit heures, recevoir ses doléances, échanger avec elle des réflexions sans indulgence sur la perversité humaine, et ne la quitter que tard, très tard, par exemple, lors de son grand coucher de minuit ou d’au delà; d’ailleurs, jugeant fort naturelle cette manière de vivre sa vie, dont ses amis la reprennent et dont la valetaille s'amuse. Car, il commençait à s’en former une légende, bizarre ou pitoyable, selon le jour où il plaisait de s'en représenter la vision.
Ne trouvant plus d'intérêt à recommencer, chaque jour, de se coiffer, altifer, parer, pour quelques heures, ne pensant plus à y perdre des soins, qui devaient la contenter seule, elle en était arrivée, peu à peu, à en exagérer l'indifférence ; elle se négligeait. Souvent, en sa maison, elle s’enveloppait d’une unique robe de chambre en velours noir, ouaté de blanc, et ne jugeait plus nécessaire d’interposer entre le corps et le vêtement d'autre semblant de linge ou d’étoffe, qui lui püût être une gêne. Pour sortir, pour se mettre à l'abri de l’air et du froid, elle faisait monter, en guise de bas soyeux, jusqu’au plus haut de la jambe nue, des espèces de chausses de la même étoffe, intérieurement garnies d’hermine. Et c'était encore une de ses particularités, avec les autres.
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« Tout le malheur des hommes, à dit Pascal, vient de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. »
Elle était bien au calme et bien elose en son chez soi, loin des ambitions chimériques et des plaisirs décevants, mais n’en élait pas plus heureuse, nous semble-t-il.
Les choses allaient au pire. Elle essayait, le disant, d’en égayer la note, vainement.
« J'ai des ennuis, à me brûler la cervelle, si J'étais un homme faible; mais je suis une forte femme, une femme aussi, à mes heures. Je me contente de pleurer, la nuit, de rager, le jour, et d'abandonner tout, jusqu’au plaisir d'écrire et de vous répondre, car, tu sas qu’écrire est ma seule consolation. »
Cependant, son caractère s’aigrissait sous l'influence excitée de la maladie. On la sentait devenir atrabilaire. Elle avait la riposte agressive, le mot sans ménagement, l’accès hargneux, parfois; elle annonçait des commencernents de vieillesse [ugubre.
Ses sorlies du soir ne répondaient guère à des intentions divertissantes : théâtres. soirées, visites, mais la ramenaient en peu d’endroits, toujours les mêmes : par exemple chez le libraire anglais Galignani, ou chez ses confrères parisiens de la rue de Castiglione, Timotéi (t}; - Gateau, qui la connaissaient fort bien, ou dans le salon de lecture du Grand Hôtel, pour y revoir son confident, quand il y était de passage.
Ses idées se dérangeaient notablement. 11 lui passait par la tête toutes sortes de visions inquièles, qu’elle ne s’élait pas connues jusqu'alors et qui la tenaient au logis, captive de ses craintes, cadenassée, verrouillée. Elle se
(1) Elle portait une véritable affection à Timotéi, qui nous montrait d’elle de curieuses dépêches ou lettres, envoyées d'Italie, au temps où elle organisa si merveilleusement tout le décor et tout le cérémonial du second mariage d'Amédée, duc d'Aoste.
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