‹ Le roman d'une favoriteChapitre 5 sur 67 · PRÉFACE HE · texte numérisé non relu

PRÉFACE HE

allées et venues diplomatiques entre la France et l'Italie, enfin des traits épars de sa réclusion volontaire, en ses appartements ténébreux de la place Vendôme et du café Voisin.

C'était tout.

On semblait ignorer complètement qu’à la chute de Napoléon IL la triomphante des beaux jours du Second Empire n’avait pas dépassé sa trentième année; qu’elle se retrouvait encore très belle, au miroir; qu’elle n’avait pas si tôt donné l’adieu définitif à l'admiration des hommes, au monde, à la politique; qu’elle eut à parcourir une seconde phase de vie pavée d’espoirs merveilleux et d'illusions renaissantes; qu’elle fut, jusqu’en 1877, du fond de sa demi-retraite, une spectatrice des événements fermement agissante et qu’enfin les échecs d'une destinée manquée beaucoup plus que les regrets de ses charmes perdus furent la cause, la vraie cause de la séquestration étrange où voulut s’enfermer, jusqu’à l'heure du suprème évanoulis-

sement, cette âme un peu vaine et théâtrale.

Comment une étoile mondaine aussi fameuse, quand elle était à l’ascendant de son cours,

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