‹ Le roman dans la Grèce ancienneChapitre 12 sur 70 · Mahc Ci'DTivE, HisI, gr^rijne, I. 1, p. OU · texte numérisé non relu

Mahc Ci'DTivE, HisI, gr^rijne, I. 1, p. OU

aussi sensible. Le plus souvent le peuple grec ne conserve point dans leur pureté première les légendes qu'il emprunte aux nations voisines, il les dénature, il les transforme peu à peu, il les marque au sceau de son génie.

Tel fut le cas pour la déesse Aphrodite.

Lorsque les tribus achéennes se trouvèrent en relation avec les Phéniciens, l'effigie d'Astarté frappa leurs regards. Astarté n'était autre que le grand principe féminin du naturalisme, la Ghé des Pelasges, Tlsis d'Egypte, la Frigga Scandinave, TAnahit de Perses, la Hertha des Gaulois — la Terre nourricière, épouse du Ciel. Les marchands Chananéens, que le commerce exilait loin de leur patrie.

Pavaient prise pour emblème du sol natal, son culte était devenu leur dévotion particulière. Ils plaçaient toutes leurs entreprises sous sa protection; ils gravaient son image sur la proue de toutes leurs barques ; ils lui élevaient un sanctuaire dans toutes leurs colonies *.

Les Grecs qui avaient de fréquents rapports avec eux se laissèrent bientôt gagner à leurs croyances ^. Mais, en adoptant ces dogmes, ils en modifient le caractère. Sans doute ils

1. BcECE» Meterol. Untersuchungen, 44. De Vogu , Journal asiatique, août 1867.

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