‹ Le roman dans la Grèce ancienneChapitre 17 sur 70 · M. Clbiius, Oui; cit., l. I, p. 6S-IS · texte numérisé non relu

M. Clbiius, Oui; cit., l. I, p. 6S-IS

LÉGENDES DES HÉRdS AT

féconder les plaines. Ils ont appris à leurs hôtes à cultiver l'olivier, à exploiter les mines, à fondre les métaux, à polir les pierres précieuses, à tirer la pourpre des coquillages.

Et propageant les connaissances astronomiques qui leur servaient à la direction de leurs navires, ils ont permis aux Grecs d'accroître leur bien-être par le commerce maritime, et de devenir ces peuples de la mei\ qui furent si redoutables aux Pharaons'.

Il faut beaucoup de temps pour mûrir les choses et transformer une société. Mais nous ne pouvons nous attendre à voir la tradition suivre l'ordre dos événements pas & pas. Fille du peuple, elle s'exprime comme le peuple en poétiques images. Chez elle, tout se traduit d'une manière vivante, tout revêt une forme sensible : Une race, une époque s'incarne dans un homme qui accomplit h lui seul le travail des générations.

Ainsi chaque cité grecque rcpréaeulc dans ses fables l'action des peuples d'Orient.

Athènes exalte l'immortel Cécrops, le sage de, l'Egypte, moitié homme, moitié serpent, qui planta l'arbre de Pallas sur les flancs de l'Acropole, et fonda le tribunal sacré de

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