‹ Le roman dans la Grèce ancienneChapitre 26 sur 70 · I . lUsioiiE, 'h'iirre/ ei Jour», vers 301 cl suivaiila · texte numérisé non relu

I . lUsioiiE, 'h'iirre/ ei Jour», vers 301 cl suivaiila

que l'antiquité lui ait jamais donné ce titre. Il est donc bien évident que cette sorte de contes était cultivée en Ilellade bien avant lui, bien avant Archiloque *, Stesichore % Alkman ', Alcée *, qui tous précédèrent Esope.

Qu'était-ce au juste que cet Esope, dont la renommée a son écho encore parmi nous?

Je ne me hasarderai pas à le dire. On no sait rien de certain sur sa vie, car la phipart dos légendes dont il est le héros doivent être regardées comme apocryphes. On ignore le pays où il est né et l'époque oxaclc où il vécut. On ne possède de lui aucun ouvrage ; on doute qu'il en ait jamais écrit ; on doute même de son existence. Il doit sans doute beaucoup de sa gloire aux souvenirs qui so sont incamés en lui. Parfois dnns les annales d'un peuple se rencontrent d(^s personnages ayant rempli des destinées prodigieuses et dont la fortune peut être attribuée moins à leur valeur propre qu'aux idées qu'ils représentaient. Il y a des hommes qui sont les figures vivantes dos choses. Esope,

i. Cf. Philostbate, Tableau j\ ï, 3.

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