‹ Le roman dans la Grèce ancienneChapitre 35 sur 70 · XÉNOPHON, Cyropédie, liv. VI H, ch. i · texte numérisé non relu

XÉNOPHON, Cyropédie, liv. VI H, ch. i

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Tàme sont mises en jeu! Quel sujet digne de tenter la plume d'un romancier! Comment Xénophon ne Ta-t-il pas compris? Cette tradition, il la connaissait pourtant bien : un passage de son Anabase^ nous l'atteste. Pourquoi, dans sa Cyropédie^ la passe-t-il donc sous silence?

Les circonstances tragiques qui accompagnèrent la mort de son héros, il feint également de les ignorer. Tous les historiens s'accordent à le faire mourir les armes à la main, et nul ne s'étonne de voir se dénouer ainsi la vie d'un conquérant. Xénophon trouvait encore dans le récit d'Hérodote une page poignante pour clore son livre. Il n'avait qu'à nous montrer cette reine des Massagètes, affolée par la douleur maternelle, qui s'empare du cadavre de son ennemi, qui le mutile et ^outrage^ Il ne Ta pas fait; il a laissé Cyrus mourir de vieillesse.

Enfin, l'on peut trouver singulier que le conteur n'ait pas attaché plus d'importance au décor, à la mise en scène de sa fable. Il avait visité les contrées dont il parle. Jadis, en des jours fameux, il avait poussé jusqu'aux

4« XiifOPHON, Anabase, liv. U\, ch. iv.

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