‹ Le roman dans la Grèce ancienneChapitre 37 sur 70 · Xknophon, Cyropédie, liv. VIII, cb. i · texte numérisé non relu

Xknophon, Cyropédie, liv. VIII, cb. i

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j'ai mérité ce que j'éprouve. Ah! Seigneur, Apollon disait vrai * ! »

Xénophon revient sur cette pensée dans une autre anecdote contée avec beaucoup de grâce.

Après une bataille, les soldats de Gyrus s'emparent dans le camp ennemi d'une princesse susienne, et, frappés de sa grande beauté, la réservent pour leur chef. Celui-ci fait appeler Araspe, un de ses meilleurs amis, et lui confie la garde de la jeune femme :

— Je n'ai pas voulu la voir, dit-il, craignant de tomber amoureux d'elle et d'en venir à négliger mes devoirs. Méfie-toi, mon cher Araspe, ne donne pas trop de liberté à tes regards, ne t'expose pas plus qu'il ne convient. Qui trop s'approche du feu risque de se brûler.

Araspe se récrie, présomptueux comme lapôtre de l'Évangile :

— Oh! seigneur, ayez meilleure opinion de moi. Quand je ne cesserais de contempler votre captive, jamais, je vousle jure, je n'aurais la faiblesse de céder à ses séductions!

— Tout est donc pour le mieux, répond Cyrus en souriant, j'ai confiance en toi.

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