‹ Le roman dans la Grèce ancienneChapitre 42 sur 70 · XtnoraoH, Cyropédie, liv. I, ch. ii. g ^i · texte numérisé non relu

XtnoraoH, Cyropédie, liv. I, ch. ii. g ^i

tion, ils sont une purtio de cette cducalioQ, et non moins essentielle que l'autre. Pour former de l'enfant un honmie — et c'est là, on le sait, le but qu'il se pro[>osc — il faut dùvelopiicr sou corps aussi bien que son àmo, les dresser ensemble, selon le mot de Montaigne, et ■ les conduire égualemeot comme une couple de chevaulx attelez à mcsiiic timon ». Ils sont du reste si ctroilemont unis <[u'il y a entre eux corrélation nécessaire. L'auteur d«s Mémorables no pensait pas qu'une belle Ame pût résider dans UD corps cbétif ft malingre'. Présentée sous cette fonnc, son afiirmution peut sembler trop absolue. Mais s'il se trompait, il se trompait avec toute l'aiitiquilé. Beauté et bonté pimr les Hellènes n'étaient qu'un. Ils s'enorgueillissaicnl de la noblesse de leur prestance, de l'harmonie de leurs formes, de la vigueur de leurs nmscles, cumnic ils s'enorgueillissaient de leurs vertus.

Xénoplion était plus «[ue tout autre Grec passionné pour les exercices corporels, parce <jiie, avec son tempérament si inquiet, si nerveux, il était peut-être à un plus baut degré même avide d'émotions et d'aventures. Cava-

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