PABTHBMOS lE SinKB. Affl-rlhni 'IPX
ï. Cr. Klik'^, IIUlni,-i^»inrUf>, liv. XII
rb.l.— P*MTHEN[OS..nNlr:KE, ,\lf-'-li.uiiU-s
iiv, lïiii, ett.
252 LE ROMAN D'AMOLR
de Diognètes. La cité investie, ne pouvant tenir contre ce fort, était sur le point de se rendre, lorsque Polycrite, la plus belle des vierges de Naxos, eut une sublime inspiration. A la faveur des ténèbres, elle gagne le camp ennemi et se présente devant Diognètes. Aussitôt qu'il l'aperçoit, follement épris, le capitaine se jette aux pieds de la jeune fille. Mais celle-ci refuse de céder à ses prières avant qu'il ne lui ait juré de livrer le fort dont il a la garde. Pendant deux jours le soldat hésite entre ce que lui conseille sa passion et ce que lui dicte son devoir, mais le troisième jour le fort est rendu et les Naxiens sont sauvés *.
Toutefois la majorité des Milésiennes ne devaient se rattacher ni à la mythologie ni à l'histoire. Les mœurs de l'époque fournissent matière assez ample à de piquants récits. L'écrivain n'avait qu'à observer ses contemporains et à peindre d'après nature ces prostituées se jouant de leurs amants, ces amants dupant leurs maîtresses, ces époux vendant leurs épouses, ces enfants flétris, ces vils esclaves, ces ignobles parasites, tout ce peuple qui se mourait aux fêtes du cirque et dans les orgies des lupanars, tous