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XËNOPHON D'ËPHËSE 300
s'intéressaient à de tels débats et nul ne s'en choquait. La littérature contemporaine, sous ce rapport, devait être fort instructive. Plusieurs passages de la Luciade ou des Bafif/loniennes auraient pu suffire à nous en convaincre ; le roman de Xénophon d'Ëphèse nous en convainc encore mieux.
Je n'en veux pour preuve qu'uo épisode pris au hasard dans ce livre... Habrocome fait, je ne sais plus où, la rencontre d'un jeune homme, Hyppotoon, qui ne tarde ^uère à le mettre au courant de ses aventures : Ce jeune homme a jadis rencontré, à l'école, un garçon d'une rare beauté, qu'il s'est pris à aimer tendrement. Après quelques mois de bonheur, les jours sombres sont venus. Un seigneur étranger, à son tour, s'est passionné pour le bel adolescent, el l'a emmené au loin à travers les mers. Affolé par la douleur, Hyppotoon s'est jelé à la poursuite de son rival. Toutefois ii n'a recouvré l'objet de son amour, que pour le perdre bientôt, dans un naufrage, en le ramenant vers son pays.
Depuis lors, inconsolable, il ne souhaite que
de mourir Comme it termine sa navrante
histoire, il suri une boucle de cheveux cachée sur son coeur ; ce sont les cheveux de Tenfant. II les porte avec passion & ses lèvres et
N'est-il pas assez l'i^nHnniiiit' s'aflirha.
rinlliiciico «les i(lé«•^ pas encore beaucoup païcu ?
On a prétendu sans tioD Je l'ouvrage étaii ne pas dénoter une c Rien, h mon sens, n'es admettant même que X emprunté à des prédéi; de son conte, il n*est chercher si loin les éci s inspirer. Iand)Ii(|ue ne pas le plus grand nomb la marche des événemen cotne et Anthia rappelle Rhodanès et Sinonis, c récit comme dans l'autre heurs venant fondre su