siiiiiiii,.^ it;xii
'l'uiiis siit,-.\iv riiic
ciei- nu réussit pas I
au looleur son i-u
•ponlanés sans Joui
qu'il a lo lorl Je vol
ne l'esl guère cl no
vieillard se traliil pa,
jeunesse qu'il se Jon
essaye Je cacher se
Épais pour les couïri
Cel effort pour forme à la simplicit, moins la peine j'j esractéristique J'une , perait fort si l'on se tous les (icrils J'imaf-i des croyances ou du:
rames. Ceci n'est vrai , Ives. Comme on la ti
ce qui existait d'idées pour les Achéens, depuis la théogonie la plus haute jusqu'à Fart de Touvrier qui sur son enclume portative battait des feuilles d'or pour en revêtir les cornes du taureau consacré, tout ce que sentait, tout ce que savait, tout ce qu'inventait la Grèce au temps d'Homère, se trouve dans V Iliade. Le récit de l'Aède est le résumé d'une civilisation. Les Védas ou la Bible offrent le même caractère. Mais ce caractère disparaît peu à peu à mesure que les littératures se compliquent, il s'efface parfois même complètement lorsque ces littératures sont devenues très vieilles et très savantes. Alors les écrivains, loin de s'attacher au fait actuel, usent volontiers de leur fantaisie, pour réagir contre la réalité. Les livres portent sans doute encore l'image de la société au milieu de laquelle ils ont paru, mais souvent c'est une image renversée, celle que donne la chambre obscure, et non celle que réfléchit le miroir : Lorsqu'une nation n'a plus de mœurs, elle goûte les belles dissertations de morale; lorsqu'elle jouit depuis trop longtemps des douceurs de la paix, elle entonne des hymnes de guerre; lorsqu'elle est épuisée par une vie liévreuse et tout artificielle, elle chante des églogues...
îm LE ROMAiN D'AMOUR
Cependant il est curieux de remarquer que ces compositions factices n'ont de factice que Tapparence. Dès qu'où les examine de plus près, l'on ne s y trompe pas. Non seulement mille petits détails, mais le fond même des œuvres, le sentiment qui les a inspirées et qui les domine, décèlent clairement des pastiches. Le conte de Longos, malgré les conventions et les emprunts, montre que le romancier n'en a pas moins appartenu au temps (|ui le vit naître, et qu'il a subi quand mémo cette domination fatale des choses à huiuelh» nul ne peut se soustraire.
Je voudrais le montrer par des exemples.
Lo plus frappant peut-être est celui que Ton peut tirer du caractère de Daphnis.
Supposons que Longos fût vraiment venu à un autre âge, à cette première époque de la civilisation hellénique, en ces jours de puberté et de candeur où il cherche à se reporter par Tesprit. Comment eût-il représenté son pâtre? Ce pâtre eût été beau, n'eu douions point, car les Grecs de tous temps ainîèrent la beauté; mais il eût été robuste
aussi, car les Grecs aimaient la force. Je m'imagine un colosse, aux larges épaules, aux chairs bronzées par le soleil, aux mains nerveuses, au\ jarrets solides. Ses mœurs eussent été rudes comme sa personne. Nous l'aurions vu sans cesse chasser et guerroyer, passionné iluns ses plaisirs jusqu'à la violence. Et le jour oii l'amour serait entré dans son cœur, cet eufant de la solitude n'eût pas su trouver de longs discours pour séduire sa mie; mais l'emmenant dans quelque lieu hien écarté et la serrant contre sa poitrine, il lui eût fait ainsi comprendre ce que ses lèvres ne savaient dire.
Tout autre est le berger du sojihistc, et l'on ne doit pas s'en étonner. Ceux qu'il était appelé à charmer, à intéresser, n'auraient pu s'élever jusqu'à une aussi large et puissante conception. Il fallait à ces pygmées des héros à leur taille. Assurément, ils aspiraient à reposer leurs regards sur des fronts ingénus et des tableaux champêtres. Mais encore fallait-il que la vision se fondit en quelque sorte dans la réalité et que le contraste entre le momie oi'i ils vivaient et le monde imaginairi; {m'i ils devaient .se transporter par le rèvf, ne IVn [ii trop complet ni trop brusque. Par une de ces innombrables contradictions
la la la
qn<^ I^' tenue Ao Ci ■^«* trouve (lus(n-ir '^es IcchMir. (les / •■'' ''viv. si J,> roinn '«^ui- pculéc, s'il jr, J,^ sjivoir, peuL-ètre, c
,r^ *^'"^''*^ une certaine
qi '''>*''» J'atténuor h
le ^''l"''-
Il a friit d'abord
Jierger, un berg-er f
les aventures d*nn /il
<'té jugées dignes r
rencontre dans ee lii
n'est qu'à l'arrière-
iiiieux faire ressort
principaux personne
comme Cbloé, du re
seigneurs qui J'ont e;
en
rci
et qui, à la fia du livre, le reconnaissent pour leur enfant. Quoiqu'il ait été élevé dans la condition assez humble des braves fermiers dont il est devenu le fils adoptif, il n'en garde pas moins cette « gentillesse » à laquelle on reconnaît du premier coup « qu'il n'est point issu de gens de village »... C'est, nous dit le conteur, « un garçonnet d'une beauté exquise », « petit de taille », « un peu chétif », et « n'ayant de barbe non plus qu'une fille »... a Ses yeux étincellent et reluisent ne plus ne moins qu'une belle pierre précieuse bien mise en œuvre et sa bouche est remparée de belles dents blanches comme ivoire. » Enfin « sa peau est si fine et si douce » que Chloé, plus d'une fois, le voyant se baigner, après l'avoir touché, se touche elle-même « doutant à part soi qui des deux a le corps plus délicat » .
Comment un aussi gentilamoureuxnecourtiserait-il pas sa maîtresse avec grâce? S'il ne lui dédie point de vers, — tout le monde n'est pas poète, — il lui adresse de petits discours, d'une afféterie, d'une mignardise charmante.
a — Chloé, ma mie, dit-il en offrant une pomme à la bergère, le beau temps a produit ce beau fruit, un bel arbre l'a nourri, le beau soleil l'a mûri et la bonne fortune l'a contregardé pour toi. J'eusse été bien
'1 "'■"' 1"" l<iuie,
. ■ 'connue,,! .
!"■""/"■••/ tos„„..;e,;
r!, •'"''"' *n» II.
""'""«"««vamelle.
— Plût aux Dieux, Chloé, qu'il filt aussi chaud que le feuquejesensen mon cœur' ! »
Les bergers d'Himoré d'Urfé ou do FoHtenelle ne désavoueraicut pas le langage do ce berger-ci; ils ne désavoueraient pas non plus ses manières. Par bérédîté, sans doute, ce lils defamille, égaré danslescbamps, connaît d'instinct toutes les règles de ta bonne compagnie et, bien qu'il n'ait pas lu {'Art d'a'mwr. n'ignore aucun précepted'Ovidc. Pendant qu'il montre à Ctiloé à jouer de la flûte, • dès qu'elle commence à soiifller dedans, il la lui ote des mains pour toucber de la langue et des lèvres là où elle a touché des siennes, et fait semblant de lui vouloir enseigner où elle a failli, pour avoir r)ccasion delà baiser à demi, en baisant la flûte aux endroits que quittait sa bouche, ■ Chez lui c'est une coutume. Une autre fois, < encore qu'il ait grand soif», nous le voyons, lorsqu'il dîne auprès de Chloé à la table de Dryas, offrir d'abord sa tasse à la jeune fille pour qu'elle en lioîve la moitié, puis boire luimême le reste. « lenlemenl, à longue haleine, pour en avoir tant plus do plaisir >.
(^es rafliiii-nicnls d'urbanité fontsonger au moyen àgc. Plus d'une page de Lungos pour-