‹ Le roman dans la Grèce ancienneChapitre 8 sur 70 · I. Iliade^ ch. xiv, vers 152 et suivants · texte numérisé non relu

I. Iliade^ ch. xiv, vers 152 et suivants

S. La Ghé d'autrefois : liera et Démêler sont des synonymes ou des développements du mot Terre (Fy^-A^), mais Ghé est devenu chez Homère une déesse distincte.

d'humeur souvent assez acariâtre. Ainsi se sont dessinés peu à peu les traits de leur caractère, les détails de leur existence. Ils sont passés du domaine de la religion dans celui de la fable. Ils sont devenus des personnages de romans.

Ecoutez avec quelles expressions matérielles le poète reproduit le mythe de leurs amours. C'est à peine si l'idée première en est traduite par la nuée qui enveloppe les deux époux sur le haut du mont Gargare et par celte germination soudaine qui cache la terre aous les gazons et les fleurs ' :

• Hera, dît le poète, de la cime de l'Olympe aperçoit Zeus dans la montagne aux sources do rida. Elle se détermine à paraître aux yeux de son époux, afin de l'enflammer par ses charmes. Elle se rend dans un appartementque lui avaitconstruitson fils Hephaïstos, et qu'il avait muni do portes solides, et d'une serrure qu'elle seule pouvait ouvrir. Entrée dans ce lieu, la déesse ferme les portes éclatantes et se baigne dans une essence divine, i

Ce sont ensuite les mille détails de sa toilette. Elle se peigne les boucles de ses cheveux, elle agrafe sur ses épaules sa plus

Page 1