LM : en Fortune
m. — CLASSEMENT DES MANUSCRITS XXXIII
La leçon des vers 23ii-i2, tels qu'ils sont donnés par EFJLM, constitue évidemment une faute commune à ces manuscrits, et non seulement une variante sans valeur probante : car, puisqu'il s'agit, non pas de la personne qui parle, mais de la demoiselle jetant des j^alets et des pommes, il ne faut pas la première personne {m'a), mais la troisième {La). D'autre part, les vers qui précèdent immédiatement (v. 2297-2310) confirment le groupe déjà établi yLA/.
Les v. 1637-42 se trouvent dans les manuscrits ACDE^ mais manquent aux manuscrits FJLM. Ils ne sont pas indispensables au sens, de sorte qu'il serait possible qu'il s'agisse d'une addition faite à un hypothétique modèle commun de ACDE. Mais comme E va généralement avec FJLM y il est légitime de conclure qu'il y a ici une omission qui établit un sous-groupe FJLM, s'opposant à E qui donne la leçon primitive.
Ainsi, le second livre fournit quelques leçons qui permettent d'établir d'une manière sûre, au moins dans les grandes lignes, la filiation des manuscrits.
Dans la suite nous ferons entrer en ligne quelques passages du premier livre, notamment pour déterminer la place des manuscrits qui ne contiennent point le second.
A^(qui s'arrête au v.1044) se rapproche beaucoup de M. Ces deux manuscrits intervertissent les v. 3 et 4. Au V. 6^{Augustins et nonnains et t?ioines) ils omettent le second et. Au v. 859 ils lisent Et de-{ fillei a euli (la majorité des manuscrits a vers eus)
XXXiV INTRODUCttON
atraire, et le vers suivant [Qui les visitent et les hantent) est trop court par suite de l'omission du second les. Aucune de ces leçons, prise isolément, n'a de valeur probante ; mais prises ensemble, elles assurent un groupe MN.
Tous les manuscrits, sauf G et /^, se répartissent entre les deux familles x et r. G (c'est le texte imprimé par A. Pey) est tellement remanié qu'il n'est guère possible de préciser sa place dans le tableau des manuscrits, et la plus grande partie du second livre y manque.
K ne donne que le premier livre, et les passages les plus importants pour le classement y manquent par conséquent. Il va le plus souvent avecj^ (p. ex. aux V. 65, 6Ç>, 77, 109, 122, 125-7, ^tc); mais il a quelques leçons peu importantes en commun avec X (v. 40, 782, 784, etc.), ce qui pourrait être dû au hasard ou à l'intervention d'un correcteur dans un des manuscrits intermédiaires. Il est probable qu'il appartient à la famille y.
Nous avons démontré que la famille j' remonte à un original qui contenait des fautes indiscutables.
Les manuscrits de la famille x {= ABCD) contiennent également des fautes communes. Nous avons rejeté les leçons de x aux vers suivants : au premier livre, 66, 122, 33o, 686, 1008; au second livre, 1648, 1690, 1840, i853, 1899-1900', 1958, 2913, 3079, 3i39, 3i8i.
Dans la famille x, les trois manuscrits BCD donnent souvent une leçon qui est différente non seulement de celle de^, mais aussi de celle de .4. Ces