‹ Le roman de FauvelChapitre 24 sur 84 · V. — l,\ I.ANGUK Dtr l'DK.MK XLV · texte numérisé non relu

V. — l,\ I.ANGUK Dtr l'DK.MK XLV

cas régime : Ir (fcm.) : a cdv (masc.) II, iSpô, dely (fém.) : de cely (masc.) iSgS.

La i** pers. sing. du présent de l'indicatif présente souvent l'ancienne forme sans e : merveil je 8 1 6, /e conclu 1 1 6'5^fos bien 1 1 ()6, Je me dout ntoiilt II, 1723, sy vous suppli, dame 2002, etc. ; mais, d'autre part, on a la forme moderne \je regarde : arde fsubj.) 365, je li loe (: contreroe) 2769.

Au second livre, la rime aprenons : noms (cas régime du pluriel) 2289 assure la désinence -ons à la r® personne du pluriel. La rime greoîis : veons i83b ne prouve rien. Dans la nn\^ félons : celons iSi'j, félons est cas sujet du pluriel, l'auteur a donc bien pu écrire félon : celon. La forme sans s se trouve dans Tunique rime du premier livre qui entre ici en considération, diron : luiron (de lire^ 797. Il est vrai que cette rime n'est pas probante; mais il est très probable que l'auteur a connu la forme en -on. Les deux formes se rencontrent dans les documents de l'Ouest (Eggert, p. 400 ; Kuppers, p. 46-7).

La 3" personne du subjonctif présente quelquefois la forme moderne en e : se Diex me sauve (: fauve) 1, 219.

L'infinitif correspondant au latin videre est une fois veir {: obéir 432) dans le premier livre seul. Le second a deux fois veoir{: seoir 1809, clieoir 19Ô0).

La mesure des vers

Quand il s'agit d'un texte conservé dans une douzaine de manuscrits, dont plusieurs de basse

kLVl INTRODUCTION

époque, il est évident qu'on ne peut dire, dans chaque cas particulier, si la forme employée par l'auteur était la forme ancienne, avec la voyelle en hiatus conservée, ou la forme plus moderne, avec la voyelle tombée. Il était, en effet, facile pour un copiste d'établir la forme moderne et d'obtenir, néanmoins, par l'introduction d'un monosyllabe indifFérem, un vers correct, de même qu'il a pu arriver que, par l'omission accidentelle d'un mot sans importance dans une copie, un vers semble exiger une forme ancienne là où l'auteur avait employé la forme contractée.

11 est toutefois certain que Tauteur se servait surtout des formes où la voyelle en hiatus n'était pas encore tombée, par exemple dans le premier livre : pourveûs : esmeiis 71. treii : veil 3q3, meurs 632, deu : seiï 663, roè/e 470, ga'ignassent 53 1, preeschier : despeeschier 809 ; dans le second : vetssent 12 53, conneiie 214.6, eiir : asseûr 1 76S, ambleure 223o, tràitrasse 2453, méisme 2765, roonde i3i2. Mais il est probable que l'auteur connaissait aussi les formes- contractées, qui se généralisent dans le courant du xiv** siècle. Il n'emploie que la forme bisyllabique rojig'ier : ruiige i520, 1527 (mais probablement rooignent 122). A côté de geiifie 2777 t\ jeûner 2413 {A jeûner, eulx et leurs bestes), on trouve la forme contractée, déjà courante au xiii*" siècle, yM«e/' 1567 [Juner n'a temps mengier ne surejit). Il est probable que l'auteur connaissait aussi les formes modernes dans des cas comme Ne sont pas gouverneurs seurs 63 1 et yl tricherre'{ et a bouleurs 1337. Il est vrai qu'on pourrait rétablir les formes anciennes en lisant, dans ie

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