Langlois, p
vu* -r- L AUTEUR LXXV
cal, qui détestait lés moines et les mendiants en particulier.
Dans le second livre, « Fauvel devient un personnage vivant et agissant, analogue à Renard dans les œuvres de la fin du xiii" siècle... Les idées, le style, la culture nous paraissent autres dans ce second livre que dans le premier... L'imitation du Roman de la Rose y est beaucoup plus marquée ; la satire directe et contemporaine fait presque complètement défaut, tandis que le vrai centre du livre est l'explication philosophique de ce qu'il faut réellement entendre par cette personnification de la Fortune, si à la mode dans la littérature du temps. Gervais du Bus nous paraît avoir voulu profiter de la vogue qu'un premier auteur avait donnée au type de Fauvel pour exposer ses idées sur le monde et l'homme... ' ».
Il est vrai que l'imitation du Roman de la Rose est plus marquée dans le second livre que dans le premier. Mais ce modèle n'a pas été sans laisser des traces sensibles dans celui-ci. Il est vrai aussi que les considérations philosophiques tiennent dans le second une place beaucoup plus grande; mais elles ne sont pas complètement absentes du premier, où Aristote est nommé en toutes lettres (v. 178). Même si les éléments satiriques y tiennent beaucoup moins de place, le second « émane, comme le premier, d'un mécontent, peu favorable au régime qui prévalut sous Philippe le Bel; il s'y trouve à la fin des allusions très claires aux conseillers de ce prince qui, en i3i4, étaient sur