‹ Le roman de FauvelChapitre 52 sur 84 · IX. — LES SOURCES DU ROMAN LXXXVII · texte numérisé non relu

IX. — LES SOURCES DU ROMAN LXXXVII

que le premier livre de Fauvel e«t inspiré des mêmes idées hostiles.

Cet accord général dans les idées est la ressemblance principale entre les poèmes de Renart et le premier Fauvel. On peut ajouter une locution proverbiale [C'est le tnestier de la civière) qui dans Renart (v. 27790) se trouve dans un passage sur l'inconstance de la Fortune ' et que nous citerons, avec un autre exemple, dans la note du v. ii3o. Il est probable que c'est dans Renart que l'auteur de Fauvel l'a trouvée. Et quelques vers plus bas nous rencontrons une autre locution qui a été transcrite dans Fauvel non loin de celle que nous venons de signaler :

Renart, v. 27849-50

Certes, qui sert a tel baron

Ne l'en puet venir se mal non.

(Éd. Méon, 111, agS).

Fauvel, v. ioa6

Teil louicr a qui sert teil [mestre.

Signalons encore, à propos de locutions proverbiales, que les deux vers de Fauvel :

Pastours sont, mes c'est pour els pestre : 6io Huy ôst le louf dô2 brtbis mestre,

sont comme la transcription d'un passage de /?enart le Nouvel :

Car tuit «unt devenu louviel Cil ki soloient estre agniel.

Li clergiés ki nos deùst paistre De boines oevres com boins paistre...

6660 N'ont mais de tele cose cure...

I. Éd. Méon, t. III, a^i {Si comme Renart volt mengier son conf essor).

Page 1