I. Cf. les notes des vers io8^ et ii3o
XCII INTRODUCTION
De fause couvenence avoit Gapiel sour son chief, et s'estoit Montée desus une mule.
Dans la description de sa monture, Fauve, nous reconnaissons le même procédé que dans le Roman de Faupel [y . 171 et suiv.) :
6620 Plus mervilleuse ne fu nule :
Blance, bise, bleue ne perse
Ne fu, mais trop estoit diverse,
Car ele ert toute tavelée
Par le cors de fause pensée;
De mentir et de parjurer
L'ot faite de nouviel fierer.
De fauseté sambue et siele
Eut ki faite ert toute nouviele
Dedens le ville de Hedin '.
663o Uns lorains ot fait a or fin
Ki de faus jugement estoient. ..
Mais je ne voel pas oublier
Goument la mule estoit nommée :
Fauve ert de se dame apielee.
Une des plus violentes satires du clergé qui ait jamais été écrite se trouve dans la description de la Nave de Renart :
Li amiraus de celé nef.
C'est li papes, qui a le clef,
Ce set cascuns, de tout le mont ;
I. Les habitants de Hesdin avaient, nous ne savons pour quelle raison, une réputation de perfidie. On lit dans les Resveries publiées par Jubinal {Jongleurs et trouvères, p. 43) et par Bartsch {Chrestomathie de Vancien français, onzième éd., p. 239) :
l85 Es tu de cels de Hesding,
De la foi maie ?
(G. Paris, Hist. litt., XXXII, no, n. i).