Ch.-V. Langlois, La vie en France au moyen âge, p
2. Elle a été reproduite d'après le manuscrit 37a (fol. 60) de la Bibliothèque nationale, dans VHistoire de la langue et de la littérature français^^ II, 46, de Petit de Julleville.
tX. — LÈS gOURCEb DU ROMAN JIÇV
Fauvain. Fausseté, une faucille à la main, s'accroche à la roue et monte vers Renart, tandis que, de l'autre côté, Foi est précipitée la tête en bas. Sous la roue, écrasée par elle, est étendue Loyauté, dont le corps forme l'obstacle qui empêchera désormais la roue de tourner. Charité et Humilité, les mains jointes et les yeux au ciel, assistent avec douleur à ce spectacle » '.
Il est probable que c'est à des illustrations de ce genre que pense l'auteur du Roman de Fauvel en disant de son héros :
5 Souvent le voient en painture
Tiex qui ne seivent se figure Moquerie, sens ou folie...
Le Roman de la Rose. Le Testament. — L'influence du Roman de la Rose est beaucoup moins marquée — on l'a déjà dit ' — dans le premier livre de Fauvel que dans le second. Mais il y a pourtant laissé des traces. L'auteur mentionne p. ex. les personnifications d'Avarice et de Vaine Gloire (v. 606). Quelques vers que Jehan de Meun, en traitant des
fauces gens maudites Que la lettre apele ypocrites,
1. J. Houdoy, Renart le Nouvel, dans Mémoires de la Société des Sciences, de V Agriculture et des Arts de Lille, 4* série, 1. 1, (1876), p. 199.